L’appel à François Bayrou.

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Ce matin, Sonia Sadoune, vice-présidente du MoDem 54, était interrogée sur France Bleu Sud Lorraine, à propos de l’appel à la candidature de François Bayrou à la présidentielle 2017, lancé par les adhérents du MoDem 54.

Ré-écoutez cet entretien :

Dans le journal de 7h00:

 

 

Dans le journal de 8h00:

Retrouvez également le Communiqué de presse du MoDem 54 appelant à la candidature de François Bayrou à l’élection présidentielle.

Ambitions, pépites et projets du Modem

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Nathalie Griesbeck, députée européenne et Sylvain Waserman, directeur général de Gaz à Strasbourg mèneront les listes Grand Est du Modem pour les prochaines élections régionales. Un formule de binôme ( femme-homme, élu-société civile) choisie par le parti de François Bayrou qui ne veut pas manquer un rendez-vous où le mode électoral ( proportionnel et à deux tours), les thèmes et les aspects européens pourraient lui permettre de tirer son épingle du jeu. Présentation des ambitions, des pépites et des acteurs lundi à Metz.

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« C’est l’image d’Alca »…mais elle n’aime pas ce nom « qui ne ressemble à rien ! ». « C’est une mauvaise réforme »…mais elle veut la transformer « en outil et en chance pour l’espace issu de la fusion de l’Alsace, de la Lorraine et de la Champagne !».

Nathalie Griesbeck adore la rhétorique et manie les paradoxes. Députée européenne depuis plus de10 ans, conseillère générale de la Moselle pendant un quart de siècle, élue et première adjointe à Metz, elle incarne une façon bien à elle de faire de la politique. Quelques idées et principes clairs comme l’Europe, la culture et la place de l’homme ; une présence sur le terrain rarement prise en défaut et le sens des réseaux. François Bayrou l’avait vite remarquée lorsqu’il avait gardé une part de l’UDF hors de l’UMP puis créé le Modem. C’est à elle que le duo Bayrou-Sarnez et les militants ont choisi de confier la conduite de la future liste Modem aux régionales. Car liste il y aura.

Le casting peut attendre

Ils sont en tout cas neuf à l’avoir affirmé ce lundi chacun à sa façon. Champenois, Alsaciens et Lorrains du nord comme du sud tous estampillés Modem et réunis dans le bureau messin de la députée. De Pascal Landreat et Laurence Dandeu les Champenois à Thomas Rémond et Guy Salomon les Alsaciens en passant par Danielle Noël et Brahim Hammouche pour la Meurthe-et-Moselle et la Moselle, ils ont dit leur conviction que cette élection là est celle du Modem, celle où leur formation ne peut être absente. « Rappelez-vous les scores de François Bayrou aux présidentielles, ceux de Nathalie Griesbeck aux Européennes. Nous avons eu un élu dans la Grand Est comme le PS ».

Le Modem va donc s’atteler vaillamment à la tâche. « Le temps du casting viendra plus tard, c’est le scénario à plusieurs mains que nous devons écrire » dira Brahim Hammouche. « Nous portons un espoir et une analyse contrairement aux autres politiques qui ont conduit au pessimisme » analyse Danielle Noël. Thomas Rémond l’Alsacien et Pascal Landréat du Grand Troyes ne veulent pas entendre parler de négociations avant le premier tour. « On n’est pas dans les calculs mais dans les projets » souligne Nathalie Griesbeck qui énumère les chantiers de l’emploi, de la formation. Elle parle aussi de la pépite qu’est l’Euro-région et qui devrait donner une vraie dimension au nouvel espace. Un bon moyen de ne pas tomber dans le piège de « la re-centralisation larvée qui nous est servie ». Autre domaine de compétence revendiqué: la connaissance des mécanismes européens et la capacité à utiliser avec pertinence les 1,5 milliard d’euros de crédits européens auxquels la nouvelle région pourra prétendre d’ici 2020.

Les 189 noms de la liste seront connus à l’automne, lorsque le programme sera élaboré. Des listes par départements, des possibilités de maintien au deuxième tour à partir de 10%, la possibilité de fusionner au-delà de 5%. Mais foin de calculs pour l’heure, dit le Modem. « On a une carte à jouer on verra bien ». Nathalie Griesbeck avec son art politique plus consommé parle « d’accords qui s’avéreront compatibles et à réaliser en bonne intelligence ». Le Modem est comme le roseau… il plie mais ne rompt pas. On le pense incliné à gauche ou couché à droite. En fait, il courbe l’échine, accroché à ses racines et attend un vent porteur.

Par Jean-Pierre JAGER • Journaliste de La Semaine