Régionales | MoDem 54

Régionales 2015 : Avant le second tour, « je préfère la conscience à la consigne ».

La campagne pour les Régionales 2015 n’aura pas été un long fleuve tranquille.
Nous sommes frappés de plein fouet par une crise de croissance économique, une crise sociétale et par une crise de confiance politique.
Et par une grande claque donnée par les électeurs.

 

Carte des résultats 1er tour ALCA

Pour résoudre ces crises, nous avons un rôle à jouer ; il sera plus fort encore au lendemain des élections régionales. Argumenter du bipartisme, du clivage; tout cela, c’est déjà dépassé. La politique s’enlise dans un système archaïque de partis qui ne répond plus à l’évolution de notre société. Les élites ont la responsabilité urgente d’en prendre sérieusement conscience et de changer de logiciel politique.

La classe politique dans son ensemble doit impérativement se remettre en cause !
Un vrai renouvellement est vital pour sortir de l’impuissance publique et de la rupture entre les élites et le peuple. Le système politique actuel ne va pas pouvoir durer. L’organisation politique des partis politiques devra, elle-aussi, bouger. Les Régionales sont le signal de la lourde tâche qui nous incombe avant 2017.
Aux résultats du 1er tour, certains disent : « Bien fait ! Les politiques n’ont que ce qu’ils méritent ! »
Seulement, ce ne seront pas les politiques qui subiront les dommages collatéraux des résultats des urnes si le FN est majoritaire. Ce seront les électeurs. Peut-être même ceux-là qui souffrent déjà d’une situation économique de grande précarité.
Le projet de société de l’Extrême-droite est mortifère, socialement, économiquement, culturellement. Il faut le marteler ; plus encore dans notre nouvelle région qui est la plus transfrontalière de France.
La capacité à rassembler la Droite et le Centre a montré ses limites; elle n’a pas laissé place au renouvellement. Nous en avons fait les frais. Nous en tirons les enseignements.
Mais l’heure n’est pas à la polémique, l’heure est à « faire société », au-delà des slogans et des phrases toutes faites.
En région ACAL/ALCA, le programme présenté par Philippe Richert (LR) a été co-construit avec les centristes et des citoyens engagés. Il est donc le nôtre.
Il doit devenir celui de tous ceux qui n’ont pas su choisir lors du 1er tour, de tous ceux qui ont voulu sanctionner le gouvernement au travers d’un enjeu local, de ceux qui ont voté à Gauche.
Jean Pierre Masseret, président sortant PS du Conseil régional de Lorraine a toujours indiqué qu’il irait jusqu’au bout de son engagement comptant sur le report des voix des Verts et du Front de Gauche et les voix de son propre camp.
Ce n’est plus le cas. Un grand nombre de ses colistiers désapprouvent sa démarche.
D’un côté, son maintien est « entendable » si l’on considère une certaine noblesse de vue démocratique.
C’est son choix. Mais le risque est trop grand ; ce n’est pas un choix de raison, ce n’est pas un choix de résistance.
C’est le choix de l’isolement. Il ne représentera pas les citoyens, il le sait. Dans tous les cas de figure, c’est un suicide politique et son bilan au sein de la région Lorraine ne joue pas en sa faveur.
Cette pseudo décision démocratique arrive bien trop confusément pour être louée aux anges ; elle conduit à une situation ubuesque dans laquelle les électeurs sont de plus en plus déboussolés et commencent sérieusement à en avoir marre de cette campagne.
Le 14 décembre, nous aurons tous à redonner à la politique ses titres de noblesse.
Je déplore les logiques d’appareil et les manœuvres politiciennes.
Je ne suis pas favorable aux consignes de vote et aux injonctions. Chacun doit engager sa responsabilité en toute bonne conscience.
« Je préfère la conscience à la consigne ».
Le 13 décembre, je vote pour la liste conduite par Philippe Richert.
Danièle NOËL
Présidente MoDem 54
Le 11/12/2015

Réorganisation des services de l’Etat : encore un problème de méthode !

Communiqué de Nathalie GRIESBECK et Sylvain WASERMAN

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La réforme territoriale n’en a pas fini de défrayer la chronique. La création de la région « ACAL » (ce nom nous désespère toujours et nous lui préfèrerions « FEE ») peinait déjà à trouver sa cohérence territoriale et souffre durablement du manque de soutien populaire que mériterait une telle révision de la carte de notre pays, la France. Et aujourd’hui c’est la réorganisation des services de l’État en régions qui choque.

Encore l’ombre du jacobinisme

Certes, la réorganisation des services de l’État en vue d’économiser les deniers publics relève de la compétence exclusive du gouvernement ; mais cette organisation ne prend tout son sens que si elle correspond à la réalité des territoires. Nous déplorons donc qu’elle n’ait pas été conçue en concertation avec les élus de la grande région une fois leur élection passée.

En effet, publier cette organisation quatre mois avant l’élection régionale relève – de plus et encore – de la même approche jacobine. Tout comme les contours de la grande région ont été décidés à Paris contre l’avis ultra-majoritaire des citoyens, c’est cette fois-ci la carte des services de l’État qui est décidée en aparté prenant de court les futurs élus du Conseil Régional d’ « ACAL ». Le résultat est donc sans surprise à la hauteur de la méthode : une défiance et un mécontentement des citoyens à l’égard de la réforme territoriale et de la grande région.
Des lots de consolation ?

Déjà fortement affaiblies par les précédentes réorganisations de la carte militaire, Châlons-en-Champagne et Metz ont leurs « directions régionales » de consolation alors que Strasbourg centralise la grande majorité des états-majors locaux de l’administration de l’État.

C’est logique pour les uns, inacceptable pour les autres, mais le fait est que ces lots de consolation ne peuvent occulter la réalité de la déception. Les Champardennais ont, pour beaucoup, l’impression que l’État déserte leur territoire malgré l’installation de la Direction Régionale de l’Agriculture et des Forêts (DRAF) à Châlons-en-Champagne. Parallèlement, l’équilibre du sillon lorrain est malmené. On déshabille Épinal pour rhabiller Metz avec le transfert de la Chambre Régionale de la Cour des Comptes (CRCC) – ce qui ne compensera pas son ancien statut de capitale régionale – tandis Nancy voit son influence encore augmentée avec l’installation de l’Agence Régionale de Santé (ARS) et du rectorat de la grande région.

L’État centralisateur plaque sa logique en « ACAL » et fait de Strasbourg une sorte de capitale de région centralisatrice… C’est aux antipodes mêmes de l’ADN de Strasbourg : siège du Parlement Européen, quand Bruxelles concentre toutes les institutions européennes, la capitale d’Alsace est le symbole de la logique pluri-centrique que la France défend dans l’Union européenne !

Des espoirs amers !

Cette réforme aurait pu être l’occasion de repenser nos territoires et leur équilibre pour une plus grande proximité, de comprendre que le monde évolue vers des structures en réseaux plus réactifs, d’imaginer une façon nouvelle plus économe de s’organiser. Ces espoirs sont aujourd’hui bien amers car ce sont les réflexes jacobins qui ont prévalu. Quand on sait la force des préfets, véritables auteurs de cette réforme, on peut craindre, qu’à terme, ils souhaiteront probablement regrouper autour d’eux les dirigeants des administrations qui doivent leur rendre compte.

Quid, alors, de la DRAF à Châlons-en-Champagne, de la DREAL à Metz ? Nous formons le vœu que le préfet préfigurateur d’ACAL ne devienne jamais préfet « défigurateur » de cette région qui peine à trouver un équilibre territorial intelligent, pleinement au service des citoyens.

Toujours des regrets sincères…

Au final, cette réforme s’avère chaque jour plus injuste. Certaines régions, comme la Bretagne ou les Pays-de-la-Loire ne subiront pas son coût et ceux de toutes les réorganisations qu’elle provoque. Au contraire, elles pourront continuer d’investir et de se structurer sur les 6 prochaines années grâce à un mandat renforcé.

La future « ACAL », pour sa part, passera probablement la prochaine mandature régionale à trouver sa logique et à s’organiser autour des contradictions inhérentes au fait de réunir la Champagne-Ardenne, l’Alsace et la Lorraine. Quand le taux de croissance de la région s’avère négatif dans le contexte d’une conjoncture nationale déprimée, c’est un luxe que les citoyens ont probablement du mal à accepter !

Ambitions, pépites et projets du Modem

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Nathalie Griesbeck, députée européenne et Sylvain Waserman, directeur général de Gaz à Strasbourg mèneront les listes Grand Est du Modem pour les prochaines élections régionales. Un formule de binôme ( femme-homme, élu-société civile) choisie par le parti de François Bayrou qui ne veut pas manquer un rendez-vous où le mode électoral ( proportionnel et à deux tours), les thèmes et les aspects européens pourraient lui permettre de tirer son épingle du jeu. Présentation des ambitions, des pépites et des acteurs lundi à Metz.

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« C’est l’image d’Alca »…mais elle n’aime pas ce nom « qui ne ressemble à rien ! ». « C’est une mauvaise réforme »…mais elle veut la transformer « en outil et en chance pour l’espace issu de la fusion de l’Alsace, de la Lorraine et de la Champagne !».

Nathalie Griesbeck adore la rhétorique et manie les paradoxes. Députée européenne depuis plus de10 ans, conseillère générale de la Moselle pendant un quart de siècle, élue et première adjointe à Metz, elle incarne une façon bien à elle de faire de la politique. Quelques idées et principes clairs comme l’Europe, la culture et la place de l’homme ; une présence sur le terrain rarement prise en défaut et le sens des réseaux. François Bayrou l’avait vite remarquée lorsqu’il avait gardé une part de l’UDF hors de l’UMP puis créé le Modem. C’est à elle que le duo Bayrou-Sarnez et les militants ont choisi de confier la conduite de la future liste Modem aux régionales. Car liste il y aura.

Le casting peut attendre

Ils sont en tout cas neuf à l’avoir affirmé ce lundi chacun à sa façon. Champenois, Alsaciens et Lorrains du nord comme du sud tous estampillés Modem et réunis dans le bureau messin de la députée. De Pascal Landreat et Laurence Dandeu les Champenois à Thomas Rémond et Guy Salomon les Alsaciens en passant par Danielle Noël et Brahim Hammouche pour la Meurthe-et-Moselle et la Moselle, ils ont dit leur conviction que cette élection là est celle du Modem, celle où leur formation ne peut être absente. « Rappelez-vous les scores de François Bayrou aux présidentielles, ceux de Nathalie Griesbeck aux Européennes. Nous avons eu un élu dans la Grand Est comme le PS ».

Le Modem va donc s’atteler vaillamment à la tâche. « Le temps du casting viendra plus tard, c’est le scénario à plusieurs mains que nous devons écrire » dira Brahim Hammouche. « Nous portons un espoir et une analyse contrairement aux autres politiques qui ont conduit au pessimisme » analyse Danielle Noël. Thomas Rémond l’Alsacien et Pascal Landréat du Grand Troyes ne veulent pas entendre parler de négociations avant le premier tour. « On n’est pas dans les calculs mais dans les projets » souligne Nathalie Griesbeck qui énumère les chantiers de l’emploi, de la formation. Elle parle aussi de la pépite qu’est l’Euro-région et qui devrait donner une vraie dimension au nouvel espace. Un bon moyen de ne pas tomber dans le piège de « la re-centralisation larvée qui nous est servie ». Autre domaine de compétence revendiqué: la connaissance des mécanismes européens et la capacité à utiliser avec pertinence les 1,5 milliard d’euros de crédits européens auxquels la nouvelle région pourra prétendre d’ici 2020.

Les 189 noms de la liste seront connus à l’automne, lorsque le programme sera élaboré. Des listes par départements, des possibilités de maintien au deuxième tour à partir de 10%, la possibilité de fusionner au-delà de 5%. Mais foin de calculs pour l’heure, dit le Modem. « On a une carte à jouer on verra bien ». Nathalie Griesbeck avec son art politique plus consommé parle « d’accords qui s’avéreront compatibles et à réaliser en bonne intelligence ». Le Modem est comme le roseau… il plie mais ne rompt pas. On le pense incliné à gauche ou couché à droite. En fait, il courbe l’échine, accroché à ses racines et attend un vent porteur.

Par Jean-Pierre JAGER • Journaliste de La Semaine

Jeunes Démocrates: en marche pour la future ALCA !

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Le Conseil national des Jeunes Démocrates France (Jeunes MoDem) a officiellement validé ses référents régionaux sur l’ensemble des futures grandes régions de France.

Ainsi,  pour ce qui concerne la nouvelle grande région « ALCA » (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne) sont nommés : Fabien Lutz (Président des Jeunes Démocrates d’Alsace) et Séverin Lamotte (Président des Jeunes Démocrates de Meurthe- et- Moselle et Conseiller municipal à Champigneulles).

Ces référents régionaux auront pour fonction de porter la voix des jeunes du Mouvement Démocrate pour la future échéance régionale auprès du binôme et des chefs de file du MoDem : Nathalie Griesbeck (Députée Européenne Grand EST, Vice-Présidente du MoDem) et Sylvain Waserman ( Maire de Quatzenheim et Président de la Communauté de Communes d’Ackerland) .

Leur rôle sera de coordonner la préparation de l’élection, départements par départements, de construire une dynamique régionale ouverte à des visages nouveaux et à la société civile, de créer les conditions de rassemblements larges et nécessaires pour être force de propositions dans des thématiques touchant tout particulièrement les jeunes.

De plus, ils auront vocation à être les interlocuteurs privilégiés des chefs de file MoDem et de faire valoir les talents au sein de cette grande région.

Ils entendent ainsi donner à la Région une vision nouvelle dont elle a besoin.

Très vite, des réunions thématiques au sein de la future « ALCA » seront organisées afin de recueillir les avis, les propositions, qui constitueront des éléments de contributions au projet. Des opérations de terrain seront également mises prochainement en place.

Pour les jeunes la dynamique est bien en marche , portée par une volonté d’une génération nouvelle qui souhaite plus d’ exemplarité et de renouvellement politique .

Les Jeunes Démocrates entendent bien porter concrètement leur pierre à l’édifice dans l’avenir de cette future grande région « ALCA » !

Le 13/05/2015

Fabien Lutz / 06 77 09 07 01 /fabien.lutz@jeunes-democrates.org

Séverin Lamotte / 06 29 40 00 75 / severin.lamotte@jeunes-democrates.org

Référents régionaux Jeunes Démocrates pour la région « ALCA »