Unis

L’horreur a frappé Bruxelles. La barbarie des terroristes nous glace d’effroi une fois encore.
C’est le cœur de l’Europe qui vient d’être touché.

L'Arc Héré à Nancy aux couleurs de la Belgique.

L’Arc Héré à Nancy aux couleurs de la Belgique.



Ces lâches assassins s’attaquent à des victimes innocentes pour tenter de tuer nos valeurs fondamentales : la démocratie, la liberté, l’ humanisme, la tolérance, la fraternité.
Plus que jamais nous devons faire preuve d’unité, de solidarité et de fermeté.

Mes pensées vont aux familles des victimes, aux forces de police et aux unités de secours.

Nous sommes et resterons solidaires et inébranlables face à la barbarie. Nous ne céderons en rien à nos convictions.
Nous serons unis dans l’adversité.

Danièle NOËL
Présidente MoDem 54

Olympe de Gouges entre à l’Assemblée nationale

Souvent mise aux oubliettes, Olympe de Gouges  fut une des grandes figures de la Révolution française.

On la dit féministe.

Elle était femme, rebelle, révolutionnaire dans la révolution, critiquée par les promoteurs mêmes de la révolution, rejetée par les siens.

Elle était sans nul doute la pionnière de la liberté d’expression de par son indépendance d’esprit et ses écrits.

Cette femme, militante, mise à l’honneur dans le livre de mon amie Fadila Méhal « MarianneS » , fut une opposante farouche à la peine de mort.

Ironie du sort, elle mourut sous l’échafaud.

Elle fut la première des féministes et le paya de sa vie.

Ses écrits et son histoire sont étudiés particulièrement aux États-Unis, au Japon et en Allemagne ; elle apparait comme une des figures incontournables de la fin du XVIIIe siècle.

En France, elle est, au fil du temps, mise aux oubliettes…

En 2013, Olympe de Gouges , l’auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne de 1791, revient dans l’actualité : elle n’a pas eu sa place au Panthéon.

Dans un suffrage, les internautes s’étaient pourtant largement exprimés pour l’y accueillir. Il en a été décidé autrement.

La reconnaissance qu’offre la patrie aux « grands hommes » ne lui fut pas attribuée.

Aux oubliettes…

Mais cette année, l’Assemblée nationale accueille cette « grande femme », fervente défenderesse des esclaves, des pauvres, des femmes, des valeurs humanistes…

En effet, ce 21 octobre 2015, le buste d’ Olympe de Gouges devrait entrer à l’Assemblée nationale.

Elle devient aujourd’hui le symbole de la conquête de la citoyenneté politique des femmes.

Un symbole renforcé, puisqu’à cette même date , il y a 70 ans , les femmes françaises ont voté pour la première fois et se sont présentées aux élections . Parallèlement, l’Assemblée nationale  consacre aussi une exposition aux 33 premières femmes élues députées, le 21 octobre 1945.

Si le buste de la révolutionnaire se fait encore un peu attendre, il n’en reste pas moins que cette belle initiative de l’Assemblée nationale de mettre la première représentante féministe, Olympe de Gouges, au Palais Bourbon, est à saluer.

Ses combats contre toutes les injustices annonçaient ceux de notre siècle.

Notre siècle lui fait enfin honneur !

Danièle NOËL

Présidente MoDem 54

Le 21/10/2015

Pour aller plus loin:

Septembre 1791. Olympe de Gouges publie la Déclaration des droits des femmes (article 10 : « La femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir également celui de monter à la tribune »).

http://egalite-filles-garcons.ac-rouen.fr/IMG/pdf/Declaration_des_droits_de_la_femme_et_de_la_citoyenne-O._De_Gouges.pdf

Portrait d’une femme de la Révolution: Olympe de Gouges (1748-1793)

http://slideplayer.fr/slide/509978/

Portrait et histoire d’Olympe de Gouges par Myriam Perfetti

http://www.marianne.net/Olympe-de-Gouges-une-femme-contre-la-Terreur_a231276.html

«Marianne(s)» de Fadila Mehal Par Sylvie Koffi

http://www.rfi.fr/emission/20150419-mariannes-fadila-mehal

« J’étais l’enfant la plus protégée de France » : Hommage à Charlotte Goldberg

« J’étais l’enfant la plus protégée de France »

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Charlotte Goldberg. Photo @François Noseda

Telles étaient les paroles de Charlotte lorsqu’elle évoquait l’histoire, son histoire,  celle d’une enfant née dans une famille juive en septembre 1936 à Nancy.

Comme toutes les villes de la France occupée pendant la seconde guerre mondiale, Nancy a connu plusieurs grandes rafles parmi sa population. Les sinistres journées de septembre 1942 marquèrent les deux premières rafles à Nancy parmi la communauté juive.

C’est dans le climat d’horreur de cette époque, qu’en septembre 1942 , sa mère confia Charlotte à une voisine . Charlotte est alors âgée de six ans ;  elle échappera aux horreurs du nazisme et de la Shoah grâce à la protection de cette famille nancéienne.

Ses parents et ses sœurs, quant à eux, furent internés à Drancy, déportés et exterminés.

Il y eut seulement deux enfants juifs cachés et retrouvés vivants à Nancy. Charlotte fut l’une d’entre eux. Son passé douloureux, Charlotte l’a longtemps contenu en un mutisme étouffant.

Puis, de son histoire, Charlotte Goldberg en fit un combat afin que nul n’oublie ni l’espoir, ni le courage, ni la détresse, ni cette haine qui conduit à l’horreur.  Elle méprisait la haine, sous toutes ses formes et lui livrait un combat sans relâche.

C’est parce qu’elle fut une enfant rescapée qu’elle n’a eu de cesse de témoigner, d’agir  et d’écrire.

Son premier livre s’intitule « La Guêpe » .

Dans ses ouvrages, on y retrouve le récit de son enfance et de multiples déchirements de la vie : les trahisons, l’innocence, les dénonciations, l’horreur, la souffrance. Ils témoignent aussi de la justesse, du courage, de la bravoure et de l’honneur.

Dans son engagement, on y retrouve ce qu’elle appelait « un travail de mémoire ». Elle s’y employait sans misérabilisme ou larmoiement, mais avec vigueur, avec une vitalité inouïe, une saine colère,  de la douleur, souvent, et surtout une infinie passion. Elle organisait des conférences, des expositions et sillonnait les routes pour aller à la rencontre des jeunes en milieu scolaire.

L’inlassable travail de mémoire de Charlotte Goldberg était, chaque fois, un vibrant plaidoyer pour tous les opprimés.

Aujourd’hui, je souhaite garder intacte l’image de cette femme unique qui nous faisait passer des larmes au rire et je m’associe avec tristesse à la douleur de sa famille, de son fils, de ses proches.

Danièle NOËL.