Leur taux de mortalité atteint jusqu’à 80% dans certaines ruches européennes : Sauvons les abeilles !

S’il est de ces sujets pour lesquels 100 fois sur le métier je remettrai l’ouvrage, c’est bien celui-là.

Depuis des années, nous, MoDem, alertons et répétons à qui veut bien l’entendre que « Les abeilles, aujourd’hui en danger, sont indispensables à la survie de l’humanité. Ce sont nos sœurs de création… » (#Bayrou. Mai 2011)

Ça nous a valu bien des moqueries. Qu’importe. Nous signons et persistons.

Le phénomène de mortalité des abeilles porte un nom : “Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles” ou CCD (Colony Collapse Disorder). Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

En France, ce sont près de 30 % des colonies d’abeilles qui disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.

En janvier 2018, alors que de nombreuses organisations de défense de l’environnement dans différents pays européens tiraient la sonnette d’alarme concernant l’avenir des abeilles, la Commission européenne a décidé de lancer une consultation publique sur le déclin des pollinisateurs en Europe, une des causes probables de la disparition des abeilles.

Des preuves scientifiques

De nombreuses études ont désigné ces insecticides comme « les principaux responsables de l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs » et plus globalement comme portant atteinte à la biodiversité.

Une étude conjointe du Musée national d’Histoire naturelle et du CNRS en date du 20 mars dernier, indiquait qu’en « Europe, 37 % des populations d’abeilles, sauvages et domestiques, et 31 % des papillons sont déjà en déclin et 9 % menacées de disparaître ».

Le 27 Avril 2018, l’Union européenne a enfin voté en défaveur de trois néonicotinoïdes, interdisant ainsi l’utilisation de trois pesticides.

Pour interdire ces produits, le vote de 16 pays sur 28 était nécessaire. Il y en a eu tout juste 16…

C’est dire à quel point la sensibilisation, l’information et la mobilisation restent essentielles.

L’interdiction sera effective en 2019.

Elle porte sur toutes les cultures de plein champ, avec une exception toutefois pour les usages en serre. Le taux de mortalité des abeilles atteint jusqu’à 80% dans certaines ruches européennes. On parle donc de surmortalité.

Aujourd’hui, ce 7 juin 2018, un peu partout en France, est un jour de mobilisation nationale pour le soutien aux apiculteurs sinistrés et la défense d’un environnement viable pour les abeilles.

S’il faut encore démontrer pourquoi les abeilles sont essentielles à notre environnement et à notre avenir, voici, en quelques chiffres ce que les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • La reproduction de plus de 80 % des espèces végétales,
  • La production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao),
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage,
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale,
  • 153 milliards d’euros par an,
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels,
  • 98 000 éleveurs amateurs en France,
  • Une production française de miel par an d’environ 15 000 tonnes, (35 000 tonnes en 1990),
  • La sauvegarde de la biodiversité.

Ne lâchons rien ! Il est de notre devoir de faire émerger une prise de conscience générale.

En même temps, la consommation annuelle de miel en France reste de 40 000 tonnes. Ce qui signifie que plus de la moitié du miel que nous consommons vient de Chine ou d’Argentine. La gelée royale est importée à 96% d’Asie. Ce miel d’importation est généralement bien moins cher, produit dans un objectif de rentabilité maximale, (techniques de congélation / recongélation, nourrissage artificiel des abeilles) mais ce, au détriment de l’abeille, et pas seulement…

Si le phénomène de surmortalité des abeilles s’accentue, cela engendrera de graves conséquences sur la biodiversité.

Nous ne deviendrons pas sauveteurs d’abeilles en nous improvisant du jour au lendemain apiculteur amateur, en installant une ruche dans notre jardin. Apiculteur, c’est un métier. Même amateur, ce sont des règles, des usages, un savoir-faire. Alors, ne lâchons rien ! Il est de notre devoir de faire émerger une prise de conscience générale.

Les abeilles sont des sentinelles pour l’humanité.

 

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

Montée de l’extrémisme et du populisme, où en est l’Europe ?

 

 

EuRegio, l’association des communes de la Grande Région dont j’assure la présidence , a organisé une journée d’études transfrontalières le 19 octobre à l’Institut Régional du Travail Social (IRTS) de Lorraine au Ban St Martin, sur le thème :

“ Montée de l’extrémisme et populisme, où en est l’Europe ?”
“Quelle efficacité ont les programmes de jeunesse pour lutter contre ce phénomène.”

Les résultats des dernières élections en France comme en Allemagne ont montré clairement cette montée des populismes, et ce paradoxalement dans des zones frontalières. Soixante ans après la signature du Traité de Rome, à l’heure où nous fêtons le 30ème anniversaire du programme ERASMUS, toute l’Europe connaît une période de repli sur soi, de montée des extrémismes et des populismes. Aucune de nos régions n’est épargnée.

Dans une région comme la nôtre, marquée par le fait frontalier, où nombre de nos citoyens profitent de l’ouverture des frontières européennes, mais aussi dans notre région, ancienne terre d’immigration, nous avons souhaité échanger et confronter les pratiques de nos différents services de jeunesse. Nous sommes convaincus qu’il est primordial de lutter contre toute forme de radicalisation le plus tôt possible tout en mettant en avant tout le potentiel qu’une région transfrontalière comme la Grande Région peut apporter à la jeunesse.
Avant de vous présenter un compte-rendu de ces échanges riches d’enseignement et des projets qui en découleront, je vous livre ici le discours que j’ai prononcé en introduction de cette journée.

Bonne lecture !
Danièle Noël

« Nous avons devant nous une journée de travail et de réflexion sur un sujet malheureusement toujours d’actualité puisqu’il concerne l’extrémisme et le populisme en Europe.
Nous aurons également à partager les actions qui sont déjà mises en place notamment à l’égard de la jeunesse et discuter de celles que nous devrons construire pour que ce fléau qui gangrène de nombreux pays européens cesse enfin.

La raison de cette thématique

Parce que nous sommes face à une situation assez inédite depuis la seconde guerre mondiale, parce que, outre ces montées du populisme et de l’extrême droite, nous assistons à une sorte de repli sur soi de l’individu et de la société, il nous est apparu essentiel de réunir autour d’une table des acteurs de notre Grande Région; cette Grande Région que nous pouvons considérer comme un véritable laboratoire européen, accueillant, ouvert et multiculturel.
Un tel repli sur soi ne s’explique pas toujours et uniquement par la crise économique. Il n’y a pas de caractère systématique entre situation socio-économique, immigration et extrême droite.
Il y a une combinaison d’éléments, un sentiment de crise générale, née de la complexification du monde et des crises récentes, comme celle de l’Euro ou des réfugiés, du Brexit et celle des vagues d’ attentats qui font que nous pansons nos maux, sous le joug de barbares sanguinaires qui s’attaquent aux valeurs de nos démocraties.
Cette complexité peut entraîner une forme de nostalgie pour une époque où le fonctionnement du monde reposait sur deux systèmes antagonistes. Elle peut aussi provoquer la réaction de voter pour des partis qui proposent des solutions simplistes, comme les partis d’extrême droite, mais, nous le savons bien, qui sont irréalistes voire mortifères.
L’extrême droite et les partis populistes ne sont pas des partis politiques comme les autres. Il faut le dire et le redire. Ces partis, s’ils arrivaient au pouvoir, ne prendraient jamais des mesures qui maintiennent l’ordre démocratique. Et pourtant, ils progressent.
Le populisme se fonde sur une idéologie qui fait la promotion du “peuple” – imaginaire ou réel, majoritaire ou identitaire en développant un discours fondé sur une triple méfiance : contre les élites, contre un système caché ( la théorie du complot) , contre l’internationalisme et l’union européenne.
En septembre, le journal français « Libération » titrait ainsi sa une : « Nazis, la 3ème génération ». Une une à faire froid dans le dos pour tous ceux qui portent un regard éclairé vers le passé et se souviennent de l’audace des Pères fondateurs de l’Europe qui au lendemain de la seconde guerre mondiale avaient bousculé les États Nations pour construire un espace de paix.
Ce titre ne renvoie pas qu’aux heures sombres qui ont marqué nos amis et voisins allemands; il marque une génération, jeune, qui naît en Hongrie, en Suède, en Autriche, en France et ailleurs, où les militants extrémistes ne se cachent plus. Des militants défilent encore avec flambeaux et blousons noirs, poings tendus, dans les rues de Paris. Certains « citoyens du Reich » vont jusqu’à s’inventer des mini-Etats personnels. Leur stratégie : avancer masqué derrière des prétextes culturels. Leur objectif : distiller la peur de l’islam et des immigrés. Leurs effectifs grandissent en même temps que l’extrême droite engrange les résultats électoraux.

Pourquoi donc une telle montée des extrêmes?

La crise des réfugiés a certes contribué à créer une dynamique qui rend plus audible le discours d’extrême droite.
En Europe, une vague populiste cherche à rejeter la responsabilité de la stagnation économique actuelle sur les migrants, qu’ils viennent d’Europe ou d’ailleurs. Encouragée par les populistes, une partie grandissante de la population considère que les droits humains ne protégent plus que ces « autres » personnes, ces réfugiés, et non pas eux-mêmes.
Aux yeux des populistes, c’est un risque d’ invasion, de violation de leur propre identité voire de transgression de leur culture; cela se traduit par une préférence nationale qui l’emporte trop souvent sur l’universalité.
Mais par définition, les droits humains ne se prêtent pas à une application à la carte.

Les réactions des dirigeants politiques

Aujourd’hui, c’est en tant que présidente d’Euregio Saar-Lor-Lux que je m’exprime, mais aussi en tant qu’élue et politique. Je ne serai cependant pas tendre à l’égard d’une certaine classe politique.
Face à une telle situation, certains dirigeants politiques font le jeu de l’autruche, enfouissant la tête dans le sable, dans l’espoir que la tempête populiste s’essouffle.
D’autres, n’hésitent pas à flatter les passions populistes et jouent des numéros d’équilibristes pour glaner quelques voix lors des élections.
Quant aux démagogues, ils sont experts dans l’art de proposer de fausses explications et de fausses solutions à des problèmes bien réels afin de remporter l’adhésion du public. Ils brossent dans le sens du poil…
Et puis, il y a aussi et surtout ces dirigeants, ces partis politiques nationaux qui se servent de l’Europe pour expliquer et camoufler leurs propres faillites nationales, qui rendent l’Europe responsable de leurs propres maux.
Tout ceci est un jeu bien dangereux qui ne fait qu’accroître la montée en puissance des populistes, le mécontentement grandissant de la population vis-à-vis du statu quo et de leurs dirigeants politiques.

La colère du peuple européen contre les dirigeants

Mais, le peuple européen est en colère. Et donc, l’extrême droite et les démagogues prospèrent sur la colère, le ressentiment, la pulsion.
Jamais sur la réflexion.
Les peuples européens aujourd’hui sont animés par un mélange étrange de peur et de colère.
Un continent qui a dominé le monde avant de s’effondrer dans les abysses de l’horreur et en renaître pourrait estimer que le pire est derrière lui. Pourtant, il semblerait que nous nous retrouvions tétanisés et que seule domine la colère. Cette colère se traduit contre les dirigeants. Comme s’ils étaient responsables de cette peur.
Par un étrange hasard, ceux qui soufflent sur les braises semblent disposer de moyens rarement accumulés pour attiser cette colère.
Cependant, tout cela semble plus de l’ordre du symptôme et n’explique pas l’acharnement à décrire la situation comme encore pire qu’elle ne l’est réellement. Car si les peuples sont en colère, et le font comprendre à travers des votes populistes, c’est donc que quelque chose ne fonctionne plus aussi dans la relation entre le peuple et les élus.
Car si ces crises ne sont ni nouvelles ni pires que d’autres, c’est qu’il y a peut être un autre motif sous-jacent. Et c’est à ce motif qu’il faudrait aujourd’hui répondre.

Le peuple européen a besoin de valeurs

Ce qui est troublant, dans la société hyperconnectée du XXI ème siècle, c’est ce besoin d’immédiateté, de consommation d’informations à tout va. Nous ne sommes plus lecteurs d’informations, nous sommes consommateurs. On n’apprend plus, on ingurgite. Sans recul, sans analyse, sans vérification. C’est la société du « buzz » et du « gobe-tout ». C’est l’inondation d’informations erronées, voire fausses, sur tous les sujets qui dépeignent la situation européenne comme systématiquement catastrophique et allant vers une effondrement total. C’est la faute à l’Europe entend-t-on trop souvent.
L’Europe est certes imparfaite et demande des réformes de fond pour devenir le véritable espace démocratique qu’elle aspire à être. Cependant, lorsqu’elle y parviendra, elle sera une démonstration à la face du monde que les despotes éclairés qui ont pris les commandes de tant de pays depuis ces dernières années ne sont que des aventuriers au petit pied servis par une chance insolente. S’il faut vous en convaincre, l’effondrement vénézuélien devrait nous servir de source de réflexions.
Contrairement à ce que beaucoup voulaient croire, l’Europe est encore loin de la maturité et sa construction commence à peine. Ce qui explique le succès du populisme, c’est que nous n’avons pas pu construire ce contre discours qui explique aux peuples que beaucoup reste encore à faire.
Nous avons pour le moment les outils pour construire notre liberté face à un monde qui ne rêve que de domination et d’asservissement. Et il est temps de s’en servir pour notre bien à tous, pour la défense du bien commun.

La nécessité de réaffirmer la défense du bien commun européen

La défense du bien commun passe par la défense des valeurs des droits humains et européens. Politiquement, elle passe par le statu quo, le compromis des modérés, n’en déplaise aux extrêmes. C’est bien autre chose qu’une posture politique, c’est un état d’esprit qui cultive une politique de projets.
Au Parlement européen, parler “des Allemands ”, “des Italiens”, des “Belges” ou des “Français”, n’a guère de pertinence. Le peuple européen dont les europhobes bornés prétendent encore qu’il n’existe pas et n’existera jamais, est bel et bien vivant. Alors, arrêtons de faire de l’Europe un bouc émissaire !
L’Europe est état d’esprit. C’est une forme d’audace, celle portée depuis des siècles par des pionniers, des optimistes, des visionnaires, et dont sans cesse, nous devons faire preuve. Cet état d’esprit se construit autour d’un projet au service de la défense des valeurs humaines et non pas focalisé sur l’économie. Avec un seul objectif : que l’Union européenne aujourd’hui qualifiée de lointaine, incompréhensible, parlant une langue pour initiés soit reconnue et redevienne aimée des peuples qui la composent.
Et parce que L’Europe, la Grande Région, c’est notre histoire commune, notre horizon, ce qui nous donne un avenir, elle est un super rempart contre la démagogie ! Disons-le haut et fort.
Cessons de jouer sur les peurs et cessons d’idéaliser l’Europe! Il nous appartient de cesser d’idéaliser l’Europe pour mieux la penser.

Poursuivons notre construction!

Et puisque la jeunesse est notre meilleur gage d’avenir, faisons-lui confiance et offrons-lui les clés de la réussite!

Je vous remercie. »

Danièle Noël
Présidente EuRegio

Visionnez l’intervention de Nathalie Griesbeck à l’occasion de ce séminaire.

Retrouver l’ambition européenne : le rêve d’Europe d’Emmanuel Macron

La déesse Europe et le taureau - Zeus et de la fille d'Agénor. Œuvre d’artiste nancéien

Emmanuel Macron a prononcé ce 26 septembre à La Sorbonne à Paris un discours sur l’Europe en commençant par ces mots :

 

« Je suis venu vous parler d’Europe. ‘Encore !’, diront certains. Oui, encore. »

 

Le président de la République française a présenté ses ambitions pour relancer l’ Union européenne: taxe sur les transactions financières, bilinguisme pour les étudiants, salaire minimum, armée européenne, suppression de la directive travailleurs détachés, mise en place de listes transnationales pour les élections européennes…

 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a salué immédiatement le discours très européen prononcé par le chef de l’Etat français.

 

Jean-Claude Juncker a sans doute dû trinquer de joie en entendant parler d’ « un budget de défense commun et d’une doctrine commune », proposition qu’il avait relancée en 2015…

 

Qu’un président de la Commission européenne salue le discours audacieux d’un Président de la République française est en soi inédit malgré leur différence persistante sur la question de la zone Euro.

 

Il est vrai que l’on n’avait pas entendu un tel discours depuis les années Kohl-Mitterrand-Delors.

 

On peut discuter du fond. Emmanuel Macron met la barre haute; trop haute diront certains. Des propositions émises dans ce discours sont déjà engagées. Toutes les idées ne sont pas nouvelles non plus, loin de là. L’idée de listes transnationales, par exemple, qui permettent l’organisation de véritables élections des députés européens regroupés par affinités politiques et non par nationalités est défendue de longue date par Guy Verhofstadt, président de l’ADLE au Parlement européen. Ceux qui suivent de près les questions européennes ne tarderont sans doute pas à les pointer du doigt.

 

Mais il est vrai que l’on n’avait pas entendu un tel discours depuis les années Kohl-Mitterrand-Delors .

 

Et force est de reconnaître qu’Emmanuel Macron fait preuve d’audace dans une Union européenne qui peine, qui ronronne, qui se lamente ou qui baisse les bras.

 

Double dose d’audace parce que ce discours arrive quelques jours après les élections allemandes.

 

En effet, fraîchement réélue, pour un quatrième mandat, la chancelière allemande sort affaiblie des élections fédérales, en raison du succès des populistes. Malgré cette percée historique du parti d’Extrême droite en Allemagne, Angela Merkel reste une des rares gouvernantes à « tenir bon » en Europe.

 

Et s’il est fort à parier qu’elle ne suivra pas Emmanuel Macron sur sa proposition d’harmonisation des taux d’impôts sur les sociétés, le chef de l’État français d’un autre côté lui tend la main en déclarant qu’il n’y aura pas de mutualisation de la dette. Selon lui, « l’enjeu n’est pas de régler les problèmes de finances publiques d’un État ou de l’autre » mais bien de « réduire le chômage qui frappe encore un jeune sur cinq dans la zone euro. « .

 

Il est clair que dans ce nouveau couple franco-allemand, chacun peut attendre de l’autre et apprendre de l’autre : l’entente ne peut et ne doit être que directe et constructive pour renouer avec ce qui fut dans les décennies passées des liens de confiance inébranlable.

 

On ne peut donc que saluer l’énergie du chef de l’État français à relancer le débat européen et une vision d’avenir pour l’Union européenne..

 

Durant le précédent mandat présidentiel, la France était pire que silencieuse: elle était quasiment absente, hors jeu et ce n’est pas l’idée que je me fais de l’enjeu de l’Union européenne.

Nos dirigeants doivent défendre une vision européenne radicale

Seule une Union européenne redevenue volontariste pourra colmater la brèche du Brexit et nourrir une perspective optimiste de construction d’ un nouveau destin commun à 27. Nos dirigeants doivent défendre une vision européenne radicale. Si tel n’est pas le cas, nous n’aurons jamais une opinion publique pro-européenne !

 

Il ne s’agit pas de se poser en donneur de leçons envers quiconque et encore moins à l’encontre de nos partenaires européens; notre jeune Europe, souvent mal aimée est trop souvent à tort malmenée.

Alors, face à ceux qui se complaisent dans la critique, l’ignorance et les préjugés, face à ceux qui crient haut et fort leur désamour de l’Europe, face à ceux qui raillent Bruxelles « oubliant, ce faisant, que Bruxelles, c’est nous, toujours, à chaque instant !  » * , face aux moqueurs qui comme Laurent Wauquiez voient aujourd’hui en Macron, « plutôt Éole, dieu du vent », (de quoi faire dresser les cheveux de Zeus et de la fille d’Agénor) qu’un chef d’État français proeuropéen, je réitère qu’il est de notre intérêt commun de rappeler que l’Europe est notre avenir.

 

C’est de cette audace dont nous avons besoin

 

Nous devons oser dire qu’il nous faut prendre le taureau par les cornes, reformer l’Europe et non pas la détruire, relancer le débat et ne pas laisser la place aux populistes et nationalistes des quatre coins de l’Europe.

 

L’Europe mérite des discours enflammés comme celui-là. Qu’on y adhère ou pas.

 

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

 

Relisez l’Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique.

 

 

Un air de rentrée …

La rentrée scolaire rime souvent avec rentrée politique.

Ce fut le cas pour le Gouvernement qui a présenté les cinq ordonnances pour renforcer le dialogue social le jeudi 31 août 2017. Celles-ci sont consultables ici :

http://www.gouvernement.fr/les-ordonnances-pour-renforcer-le-dialogue-social

Ces ordonnances ont été suivies d’un communiqué de presse des députés du groupe MoDem et apparentés à l’Assemblée nationale qui salue une première étape pour renouer avec la croissance et le plein-emploi.

 

François Bayrou a réitéré l’alliance qu’il avait faite avec Emmanuel Macron.

« J’ai l’intention de soutenir le président de la République et le gouvernement pour deux raisons: d’abord, comme citoyen et responsable politique j’ai participé à ce choix du pays« , a-t-il affirmé. « Macron a été élu pourquoi ? Pour deux ou trois raisons essentielles: la première, c’est qu’il bousculait les situations politiques acquises des deux partis dominants. Deuxième chose, il a fait preuve d’une audace, d’un courage d’une volonté de renverser les obstacles et je trouve que ça en valait la peine« , a-t-il poursuivi.

Il n’en reste pas moins que le président du MoDem a noté un « flottement » en juillet, dû en partie à l’attitude du président de la République:

« Le mois de juillet a été un mois de flottement, jusqu’au vacances de la mi-août. Le président sait bien ce que je lui en ai dit. (…) Pendant toute la période précédente, c’était plus le choc des photos plutôt que le poids des mots. Il s’est trouvé en situation de ne pas s’exprimer or la Ve république se résume simplement: le président de la République entraîne et pour entraîner il faut qu’il parle. Il n’a pas besoin d’être verbeux mais il faut qu’il dise où on va tous ensemble. C’est une mission d‘explication, de pédagogie mais aussi d’entraînement par le cap. »

François Bayrou a également plaidé pour la mise en place d’un projet social pour le pays: « Les Français ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas condamnés s’ils ont échoué une fois. Et ça fait partie du projet social. Et l’éducation aussi. »

Selon François Bayrou, dans les premières mesures du quinquennat, « il y a des éléments positifs mais il n’y a pas toutes les réponses« .

François Bayrou : entretien avec Ruth Elkrieff (première partie)

 

 

 

François Bayrou : entretien avec Ruth Elkrieff (seconde partie)

Universités de rentrée du MoDem

Par ailleurs, nous vous rappellons notre prochain rendez-vous national qui se tiendra du 29 septembre au 1er octobre à Guidel pour notre université de rentrée du Mouvement Démocrate.

Vous pouvez dores et déjà vous inscrire en cliquant sur l’image ci-dessous :

Nous espèrons vous y retrouver nombreux.

Taxe carbone : OUI !!! Mais ….

… AUSSI SUR LES PRODUITS IMPORTÉS.

AUSSI SUR LES PRODUITS IMPORTÉS…..

L’urgence climatique ne saurait être contestée ! Le réchauffement de la planète est rapide, et un large consensus scientifique est maintenant établi pour affirmer que l’émission des gaz à effet de serre résultant des activités humaines en est la source principale (sinon unique?) : D’une part, l’utilisation massive des énergies fossiles (charbon et lignite, pétrole et dans une moindre mesure gaz naturel) conduit à des émissions considérables de dioxyde de carbone (CO2) et, d’autre part, le développement important de l’élevage de ruminants entraîne d’importantes émissions de méthane (qui, rappelons-le à une activité comme gaz à effet de serre bien plus importante que celle du CO2). Mais il ne faut pas non plus sous-estimer le caractère amplificateur du réchauffement qui entraîne lui-même l’émission du méthane piégé depuis des millénaires dans le sol gelé (permafrost) des régions arctiques…. La machine climatique est déréglée et va s’emballer !

Il faut donc agir et vite et au niveau mondial ! La première urgence est incontestablement de diminuer l’utilisation des combustibles fossiles par deux moyens : Diminuer notre consommation d’énergie et substituer les combustibles par d’autres énergies non émettrices (renouvelables et nucléaire). Compte tenu des investissements en jeu (des centaines de milliards rien qu’en France) et des temps de mise en place (des dizaines d’années), il s’agit d’une profonde mutation à engager rapidement mais intelligemment ! Disons tout d’abord (et disons–le fort) que notre pays a des émissions par habitant nettement inférieures à celles de tous les autres grands pays. Il serait donc totalement inapproprié de nous voir imposer des efforts identiques en termes de baisses des émissions à ceux que les « grands émetteurs » devront consentir (USA, Chine, Australie, Canada, Allemagne).

Pour rendre cette mutation possible dans l’économie de marché libre-échangiste qui est celle de nos pays développés, le nouveau ministre de l’environnement vient d’indiquer qu’il entendait mettre en place un taxe carbone très incitatrice pour diminuer l’utilisation des combustibles fossiles. Il s’agit d’un outil qui pourrait être efficace mais qui pourrait générer aussi un immense danger :

– Outil efficace s’il est généralisé, c’est-à-dire que cette taxe élevée puisse créer une réelle compétitivité aux énergies non émettrices qui, aujourd’hui conduisent à des prix nettement supérieurs à ceux obtenus en utilisant le charbon ou le pétrole ; mais peut-on réellement penser qu’un consensus mondial pourrait se faire autour des modalités d’application d’une telle taxe, alors qu’au sein même de l’Union Européenne un tel consensus est difficile à trouver ?

– Outil potentiellement très dangereux pour l’industrie lourde grande consommatrice d’énergie dans les pays qui appliqueront cette taxe qui rendraient leurs productions non compétitives par rapport à celles des pays ne l’appliquant pas ; nos usines fermeraient et les produits seraient alors importés – car nous en avons besoin ! – alors qu’ils seraient souvent élaborés en émettant plus de gaz à effet de serre que s’ils continuaient à être produits en France. Et il se trouve que nous sommes tous sur la même planète !

Comment sortir de ce dilemme sauf à sortir du libre-échangisme avec les conséquences incalculables qui en résulteraient (sanctions réciproques, etc.) ?

Il me paraît tout à fait possible de rétablir la compétitivité de nos industries en faisant supporter la taxe carbone aux produits importés. Il est en effet assez facile de coter une sorte de « teneur carbone » pour de nombreux grands produits (comme les aciers, l’aluminium, les produits pétrochimiques, le ciment, le verre, etc.), et même pour de nombreux produits manufacturés.

Dans notre propre région, une taxe carbone élevée généralisée entraînerait notamment la ruine des industries du sel (carbonate de soude à Dombasle et à Laneuveville, sel à Varangéville), des hauts-fourneaux de Pont-à-Mousson, mais également de nombreuses autres usines (papeteries, cristalleries, etc.), voire même les cimenteries. De plus, une augmentation de la taxe sur la consommation d’énergie électrique – existante mais susceptible d’être fortement revue à la hausse – menacerait directement l’aciérie électrique de Neuves-Maisons (recyclage de ferrailles) et l’usine d’aluminium de Marckolsheim en Alsace.

Faute d’imposer la taxe carbone (et éventuellement la taxe sur la consommation d’électricité) sur les produits importés, il n’y aura bientôt plus en France de raffineries de pétrole et d’unités pétrochimiques, ni de cimenteries, ni de verreries, ni de sidérurgie, etc. Et les engagements de diminution des émissions nationales seront alors très facilement remplis ! Même si, au final, les conséquences en seront ruineuses sur le plan économique, inacceptables sur le plan social et désastreuses sur le plan environnemental !

Il est plus que jamais URGENT d’agir car une telle taxation est probablement incompatible avec les règlements ultra-libéraux de l’Organisation Mondiale du Commerce et le combat sera rude n’en doutons-pas !

Michel PERRUT,
mperrut@free.fr

Le service civique obligatoire

Au détour de mes lectures, j’ai vu de nombreuses réactions quant à la proposition de service civique obligatoire initiée par François Bayrou et annoncée par Emmanuel Macron.
J’en ai lu de très positives et d’autres plus tranchantes.

Un article du Figaro détient la palme puisqu’il démonte brutalement  Emmanuel Macron en un article avec ce gros titre:  « Macron ou le stade suprême du populisme ».
Le Figaro m’avait pourtant habituée à un peu plus de hauteur de vue.

Pour ce faire, le journal cite comme exemple le « service national obligatoire » comme preuve du grand n’importe quoi aux soit-disant relents populistes prôné par le candidat d’”En Marche!”.
En vérité, c’est Guillaume Bigot, directeur général de l’IPAG Business School, essayiste et membre du Comité Orwell, qui s’y colle. On le sait favorable au retour d’un service militaire d’antan.

On pourrait rire des propos tenus dans cette tribune contre Macron, tant ils sont caricaturaux et contondants. Mais les évènements sordides qui se sont passés au stade de France et au Bataclan ne prêtent pas à rire et  nous ramènent à une cruelle réalité. Et par conséquent, à l’intérêt que peut avoir une telle proposition pour laquelle – il convient d’avoir l’honnêteté de le souligner- tous les candidats à la présidentielle 2017 s’intéressent, de différentes manières.

A titre d’information, le service militaire volontaire ou le service militaire adapté, existe déjà.

Cependant, il ne touche qu’un nombre très réduit de jeunes : moins de 10 000…
Le service militaire obligatoire a, quant à lui, été supprimé en 1997 par Jacques Chirac, qui souhaitait alors professionnaliser les armées.
Depuis cette date, force est de constater que cette même classe politique en vient à regretter la disparition de ce creuset républicain qu’était le service national.

Le site du ministère de la Défense rappelle néanmoins que: « malgré la suspension du service national, l’appel sous les drapeaux demeure, en droit, possible à tout moment, en cas de conflit armé majeur. »

Ce qui signifie qu’à l’heure actuelle des jeunes qui ont suivi le service militaire volontaire peuvent être rappelés pour servir la France. Cela concerne aussi tous ces jeunes qui aujourd’hui ont suivi la formation obligatoire de défense et de citoyenneté.
Sont-ils vraiment préparés et aptes à servir notre pays en cas d’attaques terroristes ou autre conflit armé ?
C’est la vraie question qu’il faut se poser.

Alors, en quoi donc consiste donc cette formation de défense et de citoyenneté ?

Certes, elle est essentielle. Un jeune ne peut pas passer son permis de conduire sans cette fameuse attestation de citoyenneté. Quelle utilité !
Mais surtout, elle consiste en tout et pour tout en une journée.
Une journée ! En tout et pour tout: une journée !

Une journée bien remplie en tâches administratives et autres paperasseries à remplir.
Il est permis non seulement de douter de son efficacité pratique mais également de douter que cette mesure puisse servir à faire naître un quelconque élan citoyen ou patriotique pour les jeunes qui cherchent juste à la caser dans leur agenda en traînant des pieds.

Une journée qui ne permet même pas de s’ouvrir à la mixité sociale tant recherchée : chaque jeune reste dans son coin, au mieux avec des formulaires à remplir ou une conférence à écouter passivement. Elle s’organise ainsi :
Un petit-déjeuner d’accueil, des modules d’informations sur les responsabilités du citoyen et les enjeux de la défense , une information sur le service civique et les autres formes de volontariat, les possibilités d’engagement dans les forces armées et les forces de réserve, des tests d’évaluation des apprentissages fondamentaux de la langue française, un déjeuner commun des appelés – équipes d’encadrement et d’animation, une information « jeunesse citoyenne »consacrée, d’une part, à la sensibilisation à la sécurité routière, et d’autre part, au droit à l’information dont celle relative aux différents dons.
Et, éventuellement une visite des installations militaires.

La motivation des jeunes s’arrête donc bien souvent à l’attente de la remise de ce certificat de participation, obligatoire pour l’inscription aux examens et concours soumis au contrôle de l’autorité publique.

Voilà donc où nous en sommes aujourd’hui.

Ce que nous avons proposé, nous, MoDem

Après les attentats qui ont  touché la France, les responsables politiques ont été nombreux à soumettre des mesures destinées à mieux lutter contre la menace terroriste.
Beaucoup ont préconisé des mesures de répression, mais aussi de prévention, comme le service civique.
François Bayrou a pour sa part proposé un « service civique universel » obligatoire d’une durée de six mois.
Un moyen selon lui de « faire quelque chose pour que les jeunes apprennent à vivre ensemble »
François Bayrou défendait ainsi notre proposition :
« Il faut faire quelque chose pour que les jeunes Français apprennent à vivre ensemble et que l’autorité puisse leur parler. Il doit  s’agir d’un « service obligatoire, pour garçons et filles ». « Chacun vit désormais dans son coin, enfermé dans son petit cercle ».

François Bayrou préconisait cette mesure sur une durée de six mois.

Le service civique permettrait ainsi à chacun de « rencontrer d’autres origines sociales, d’autres cultures, bref, de refaire un brassage des jeunes ».

Il y a beaucoup de tâches à faire dans la société .

Nous en sommes tous fort conscients et un service civique peut être une réponse générale à propos de quelque chose qui manque cruellement à la société française, un moyen de sortir de cette espèce d’enfermement dans lequel tout le monde se trouve :  « on parle des quartiers à origines diverses qui mêlent des populations dont certaines ne sont pas culturellement adaptées, habituées, à la société française (…) mais il y a d’autres quartiers plus privilégiés d’où aussi on ne sort pas. (…) Je suis persuadé que ce sont des actes ou des décisions de cette importance qui permettront peut-être d’inverser le mouvement (…) »

Emmanuel Macron la reprend, en allégeant sa durée à une période d’un mois.

À titre personnel, je suis plutôt favorable à une durée d’un mois.
C’est cette mesure qui est l’objet de vives critiques et qui est jugée de populiste.

“Un mois inutile, une mesure cosmétique”, disent certains, comme si la journée citoyenne était la panacée !
“Une mesure qui surfe sur l’air du temps où il est bon de paraître républicain, civique et fier de sa nation”, scandent ceux là-mêmes qui n’ont pas d’autres arguments que le fiel et l’amertume.

En quoi donc cette proposition serait-elle populiste?

Si aimer son pays et se soucier de sa jeunesse, si aimer le peuple, si affirmer une position en contradiction avec les choix politiques de certains bien-pensants, de quelques démagogues, c’est être populiste, alors il convient de donner une nouvelle acception au terme populisme.

Au travers de cette mesure, il me semble essentiel de mettre en évidence qu’il ne s’agit  pas de retourner au service national tel que certaines générations l’ont connu, paquets de Gauloises offerts en prime.

Il s’agit de s’adapter à notre époque, à notre siècle!

Il ne s’agit pas non plus de jeter un œil noir sur ces jeunes qui  ne sauraient plus ce que c’est que l’effort et traîneraient sous leur couette jusqu’à point d’heure.

C’est faux. Ce serait là leur tenir un bien mauvais procès !

Les jeunes ont conscience de ce qu’est l’effort, ils savent ce que c’est que de se lever de bonne heure le matin pour aller en classe,  au boulot, faire des jobs saisonniers pour payer leurs études ou à aller à la recherche d’un emploi. Seuls sont qui ont décroché sont en rade.

Que peut-on faire en un mois?

Pendant un mois, on peut apprendre les gestes qui sauvent, faire du secourisme en équipe, se mettre au contact de la réalité des vies, parfois autres, apprendre de l’autre, acquérir une expérience directe de la vie militaire, de ses savoir-faire et de ses exigences, faire l’expérience de la « mixité sociale »et de la « cohésion républicaine ».
En un mois, on peut détecter les difficultés scolaires, notamment l’illettrisme et aiguiller vers les remèdes qui s’imposent.
On peut même parfaire ce projet en imaginant qu’il puisse apporter aux jeunes ce qu’ils n’ont pas trouvé dans leur parcours d’éducation: le goût du sport, de l’environnement, de l’écologie, du numérique.

Peut-être même la confiance en soi et le respect de l’individu.

En un mois, on peut aider les jeunes à préparer leur entrée dans la vie professionnelle comme dans leur vie de citoyen.

Quant aux nostalgiques du service militaire d’antan qui jugent cette période d’un mois trop courte ou trop onéreuse pour être utile, je leur répondrai qu’elle me paraît équilibrée.
Équilibrée pour des jeunes qui passent d’un cursus scolaire à un cursus universitaire sans provoquer de césure dans leur formation.
Équilibrée pour ceux qui se retrouvent en recherche d’emploi.
Équilibrée, à un moment important de la vie où parfois, pour certains, l’avenir devient incertain.

Peut-être serait-il même pertinent que la France en soit le précurseur, qu’elle en fasse un véritable outil démocratique, qu’elle en soit force de proposition pour l’élargir à l’échelle européenne afin de construire une véritable Europe sociale et citoyenne.

À tous ceux qui crient au populisme en réaction à cette proposition, je les invite à regarder le monde actuel tel qu’il est, par le bon bout de la lorgnette. Je les invite à cesser de réfléchir en se disant : « de mon temps… »
Ce temps est révolu. Il n’est plus.

Il nous faut imaginer le monde de demain.

Danièle NOËL
Présidente MoDem 54