Carrière d’Audun-Le-Tiche : la mobilisation continue

Sonia Sadoune, vice-présidente du #MoDem54, et Jean-Marc Mouton, référent de territoire, participaient le 17 juin, à la soirée festive et musicale « NON à la carrière ».

L’occasion de rappeler la position de notre fédération départementale contre ce projet d’exploitation d’une carrière de matériaux calcaires qui va à l’encontre de tout projet d’avenir pérenne pour le Pays-Haut.

L’occasion également pour de nombreux élus dont Christophe Choserot de rappeler les actions politiques menées au Conseil Régional du Grand Est avec la motion de rejet de ce projet voté à l’unanimité.

Danièle Noël invitée de RCF: ré-écoutez son interview du 23 mai

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Danièle Noël œuvre quotidiennement pour l’Europe. Dans le cadre de son mandat de Conseillère Municipale de Nancy déléguée à l’Europe, elle s’engage sur le terrain. Depuis quelques jours, vous pouvez, vous aussi, participer à son élan en participant au « Mai de l’Europe », une série d’évènements qui se déroulent tout au long du mois de Mai. Mercredi 23 mai, Danièle Noël répondait aux questions de Pascale Michotte sur RCF Nancy. Il s’agit du dernier rendez-vous de la série d’interviews, que vous pouvez réécouter directement via le lien ci-dessous.

Danièle Noël invitée de RCF: ré-écoutez son interview du 16 mai

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Danièle Noël œuvre quotidiennement pour l’Europe. Dans le cadre de son mandat de Conseillère Municipale de Nancy déléguée à l’Europe, elle s’engage sur le terrain. Depuis quelques jours, vous pouvez, vous aussi, participer à son élan en participant au « Mai de l’Europe », une série d’évènements qui se déroulent tout au long du mois de Mai. Mercredi 16 mai, Danièle Noël répondait aux questions de Pascale Michotte sur RCF Nancy. Une interview à réécouter directement via le lien ci-dessous.
D’autres rendez-vous seront à suivre très prochainement sur notre site.

Danièle Noël invitée de RCF: ré-écoutez son interview du 3 mai

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Danièle Noël œuvre quotidiennement pour l’Europe. Dans le cadre de son mandat de Conseillère Municipale de Nancy déléguée à l’Europe, elle s’engage sur le terrain. Depuis quelques jours, vous pouvez, vous aussi, participer à son élan en participant au « Mai de l’Europe », une série d’évènements qui se déroulent tout au long du mois de Mai. Jeudi 3 mai, Danièle Noël répondait aux questions de Pascale Michotte sur RCF Nancy. Une interview à réécouter directement via le lien ci-dessous.
D’autres rendez-vous seront à suivre très prochainement sur notre site.

Le MoDem 54 soutient les salariés de SoLocal.

Danièle Noël, présidente du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) et Antoni Banasiak, délégué départemental sont allés ce jeudi 12 avril à la rencontre des salariés de SoLocal et des représentants de l’intersyndicale.

 

Depuis des mois, les employés de SoLocal manifestent pour sauvegarder leurs emplois et défendre une entreprise à laquelle ils sont profondément attachés.
Pour l’opinion publique, le nom de SoLocal n’interpelle pas vraiment.
Lorsque l’on sait que SoLocal Group est l’ex-filiale de France Télécom, l’héritier des annuaires téléphoniques PagesJaunes, qu’il détient Mappy et Ooreka et « À vendre À louer », et que ses partenaires sont les acteurs mondiaux de l’Internet comme Apple, Google, Bing, Yahoo! et Facebook, cela parle d’avantage au grand public.

 

Les PagesJaunes ne sont déjà plus à l’image des célèbres annuaires papier du nom de leur créateur Sébastien Bottin en 1763. Ces annuaires papier vont d’ailleurs subir une mort annoncée.

Les PagesJaunes ont suivi la nécessaire évolution numérique. Elles sont présentes sur Internet depuis 1997, et la première application mobile a été lancée en 2000.
Le groupe réalise 80% de son activité avec Internet. Il peut s’appuyer sur sa présence ancienne sur la toile et un personnel qui s’est formé et adapté à la révolution digitale.
La vie de cette société au fil du temps a toutefois été chaotique. Certains dont le principal actionnaire, dénonçant une opacité, avec « de multiples conflits d’intérêts » qui en firent « un arrangement entre amis sur le dos de l’ entreprise. »
Elle se veut désormais nouvelle et clairement identifiée pour une expérience utilisateur enrichie « full Web & Apps » : « Digital Presence », « Digital Advertising », « Digital Sites », « Digital solutions », « Print to digital »…
L’utilisateur -artisan, PME, startup ou autre- devrait donc s’y retrouver. Ou pas.
Le défi est posé ; il s’appelle SoLocal 2020.

Aujourd’hui, les salariés des PagesJaunes broient du noir.

Après avoir accepté une remise en question de leur entreprise, s’être pliés au jeu de la concurrence et de l’évolution du marché, les salariés ont appris de manière brutale la lourde restructuration mise en place par les nouveaux dirigeants qui sont l’ex-patron de Numericable et celui de Microsoft Europe de l’Ouest, respectivement comme président et DG du groupe.

La survie du groupe est impérieuse. Elle exige une reprise en mains cohérente.
Il n’est pas ici question de remettre en cause cette exigence de survie.

Cependant, il est permis de constater que la méthode est drastique et la stratégie obscure.
Pour les salariés, l’annonce a été faite soit par visioconférence soit par voie de presse. Le plan vécu par les salariés comme « brutal », « violent », « ignoble » et « injuste » va supprimer 1.000 postes, sur près de 4.500, pendant la période 2018-2019, dont 800 dès cette année. Le plan «de sauvegarde de l’emploi» présenté par la direction de SoLocal qui emploie en France 4 500 salariés passe donc par la suppression de 1000 emplois.

Sur les 19 agences implantées actuellement en province, 15 seront supprimées ; le compte est vite fait, il n’ en restera que quatre et le mode d’ordre sera : « business continuity ».
La Région Grand Est verra ainsi ses deux agences fermer : celle de Strasbourg et celle de Nancy. À Nancy, 56 postes doivent déjà être supprimés d’ici à décembre.

Quelle stratégie à long terme ?

Sans entrer dans le douloureux facteur humain que toute suppression d’emplois engendre, il est permis de s’interroger sur la stratégie mise en place par le groupe SoLocal de vouloir déserter le Grand Est et la cité ducale.

Sur notre territoire en pleine évolution, nous avons pleinement mesuré les enjeux de la révolution digitale. Alors que certains exacerbent les aspects les plus anxiogènes du numérique, nous en faisons un vecteur d’avenir.

Alors que SoLocal mise sur l’évolution numérique, ce groupe choisit d’abandonner un territoire qui s’est vu labellisé LORnTECH.

Ce label confirme le fort potentiel de développement de l’économie du numérique en Lorraine. Il couronne la reconnaissance nationale d’un territoire dédié à la réussite des entreprises du numérique, avec la présence de dispositifs de soutien, d’accompagnement et d’accélération uniques à l’instar du Paddock mais également grâce à une mobilisation conjointe des collectivités, des entreprises et des clusters.
LORnTECH s’affirme comme un vivier de talents, d’envies et d’énergies qui s’appuie sur une volonté d’avenir et sur un capital humain.
Ce capital humain est composé de KBC, de « Knowledge Based Capital » comme le définit l’OCDE, ou de capital en devenir puisque les quinze écoles d’ingénieurs nancéiennes tirent une dynamique portée par des champions émergents du numérique. Cette dynamique a, et aura, valeur d’exemple et d’émulation.
Dans la même logique, les territoires qui vont également le mieux réussir à moyen terme seront celles qui auront réussi à massifier des systèmes de formation de qualité.

Le MoDem 54 s’interroge de savoir si SoLocal ne ferait pas le choix de quitter le train de l’avenir à l’heure où il se met en route.

SoLocal dispose actuellement d’un capital humain prêt à accélérer une nouvelle fois la transition numérique ; ce sont ses employés. Ils sont prêts à entendre, à dialoguer, à se former. Ils en ont les compétences, l’envie, le besoin.
La valeur ajoutée qu’ils apportent et qui ne se mesure pas dans le big data, c’est que tous aiment leur entreprise et ont cette volonté chevillée au corps de la faire perdurer.

Le projet SoLocal 2020 peut s’inscrire dans la dynamique numérique mise en place à Nancy, dans la Métropole du Grand Nancy, dans le Sillon lorrain, dans une région prometteuse tournée vers nos partenaires européens.

Pour toutes ces raisons, le MoDem 54 soutient pleinement les salariés de SoLocal et souhaite vivement qu’une stratégie pérenne, humaine, agile puisse être trouvée en tenant compte du fort potentiel digital mis en œuvre au niveau local.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

#SoLocal #PagesJaunes #MoDem54

Projet de carrière à Audun-le-Tiche : le MoDem 54 salue la motion adoptée par Conseil régional du Grand Est.

Côté Villerupt, les habitations de la butte concernée par le projet de carrières.

Dans un communiqué de presse en date du 10 février 2018, le MoDem 54 a exprimé de manière argumentée son opposition au projet de carrière à Audun-Le-Tiche. 

Le projet vivement contesté par la population engendre des risques et des nuisances reconnus d’autant que le site d’exploitation choisi est situé au-dessus de galeries minières inexploitées depuis 1997, classées, pour certaines, en forte probabilité d’affaissement.

Nous saluons donc la motion adoptée le jeudi 29 mars 2018 par le Conseil régional du Grand Est qui se positionne quasi à l’unanimité -moins une voix- contre ce projet auquel nous sommes fermement opposés.

La conclusion de cette motion fait état qu’au vu de l’exposé des motifs, les élus du Conseil Régional du Grand Est :

« Notent que cette carrière, à l’endroit où elle se trouve, n’apparait pas en cohérence avec les orientations posées par l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval et en contradiction avec les réflexions portées dans le cadre du SRADDET du Grand Est ; Mettent en place un accompagnement économique sur ce territoire destiné à l’émergence de projets inscrits dans les filières d’avenir du SRDEII. »

Le MoDem 54 réitère que la nécessaire reconversion industrielle et la reconquête économique de ce secteur est en cours. Elle est accompagnée par l’Etat et la Région dans le cadre du Pacte Lorraine.

Elle le sera d’autant que ce secteur a pleinement les potentiels et les ressources d’innovation pour s’inscrire dans la Vallée européenne des matériaux et de l’énergie.

Elle ne le sera aucunement en cherchant redonner de vains espoirs datant d’un autre siècle.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

Voici le texte complet de la motion adoptée lors de la séance plénière du Conseil régional Grand Est du jeudi 29 mars 2018 :

Motion concernant le projet de carrière – Commune d’Audun-le-Tiche

Exposé des motifs :

Ce projet de carrière sur la commune d’Audun-le-Tiche (Département de la Moselle) se situe au cœur du périmètre de l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval, à proximité immédiate du Luxembourg. Cette OIN a été qualifiée par le Président de la République en octobre 2009 et validée par décret en avril 2011. L’OIN Alzette-Belval est atypique puisque contrairement aux OIN existantes, elle ne se raccroche pas à une grosse métropole et ne se résume pas uniquement à la construction ou à la réhabilitation d’un quartier.

Cette OIN doit reconquérir un cadre de vie de qualité en recherchant la mixité des fonctions urbaines, la réinsertion des friches industrielles, le renouvellement de centres anciens, l’amélioration de la qualité résidentielle dans les secteurs denses mais aussi périurbains, tout en tenant compte des espaces naturels, des sites et espèces à protéger présents sur le territoire. C’est sa première spécificité.

La seconde spécificité de l’OIN Alzette-Belval est qu’elle porte un projet transfrontalier avec le Grand-Duché du Luxembourg. En effet, le projet français, tourné vers la ville d’Esch-sur-Alzette, est dépendant mais aussi complémentaire du projet luxembourgeois d’Esch-Belval.

Ce projet de carrière présente un nombre important de risques et de nuisances. Les craintes sont fondées, puisque le site d’exploitation choisi est situé au-dessus de galeries minières, le long de la départementale 16 (très fréquentée) et à proximité d’habitations. De plus, Le projet d’exploitation de la carrière d’Audun-le-Tiche prévoit des interruptions temporaires du trafic sur la RD16 au moment des tirs d’explosifs.

Les nuisances et risques de surface induits par l’exploitation de la carrière sont à l’évidence nombreux et pas sans conséquences et pourrait être préjudiciable à l’organisation spatiale du territoire, et notamment à la mobilité.

Pour mémoire, en décembre 2015, suite aux résultats de l’enquête publique défavorable au projet, le Préfet de Lorraine avait refusé de délivrer à la société Cogesud l’autorisation d’exploitation. En octobre 2017, le tribunal administratif de Strasbourg annulait l’arrêté préfectoral sur la forme au motif d’une erreur de droit.

De plus, ce territoire a déjà beaucoup donné à la Région et aux Pays (mines, sidérurgie). Il est en reconversion industrielle et en reconquête économique. Il a été accompagné par l’Etat et la Région dans le cadre du Pacte Lorraine. Il va continuer à l’être. Il a pleinement les potentiels et les ressources d’innovation pour s’inscrire dans la Vallée européenne des matériaux et de l’énergie.

Ce territoire mérite des projets de développement économique inscrits dans le 21ème siècle et conformes aux filières d’avenir fixées dans le cadre du SRDEII. Force est de constater que cette carrière, à l’endroit où elle se trouve, ne répond nullement à ces objectifs.

Il est donc de notre responsabilité de se positionner sur ce dossier (même si la Loi n’y contraint pas la collectivité).

Vu l’exposé des motifs ;

Les élus du Conseil Régional du Grand Est :

Notent que cette carrière, à l’endroit où elle se trouve, n’apparait pas en cohérence avec les orientations posées par l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval et en contradiction avec les réflexions portées dans le cadre du SRADDET du Grand Est ;

Mettent en place un accompagnement économique sur ce territoire destiné à l’émergence de projets inscrits dans les filières d’avenir du SRDEII.