Retrouver l’ambition européenne : le rêve d’Europe d’Emmanuel Macron

La déesse Europe et le taureau - Zeus et de la fille d'Agénor. Œuvre d’artiste nancéien

Emmanuel Macron a prononcé ce 26 septembre à La Sorbonne à Paris un discours sur l’Europe en commençant par ces mots :

 

« Je suis venu vous parler d’Europe. ‘Encore !’, diront certains. Oui, encore. »

 

Le président de la République française a présenté ses ambitions pour relancer l’ Union européenne: taxe sur les transactions financières, bilinguisme pour les étudiants, salaire minimum, armée européenne, suppression de la directive travailleurs détachés, mise en place de listes transnationales pour les élections européennes…

 

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a salué immédiatement le discours très européen prononcé par le chef de l’Etat français.

 

Jean-Claude Juncker a sans doute dû trinquer de joie en entendant parler d’ « un budget de défense commun et d’une doctrine commune », proposition qu’il avait relancée en 2015…

 

Qu’un président de la Commission européenne salue le discours audacieux d’un Président de la République française est en soi inédit malgré leur différence persistante sur la question de la zone Euro.

 

Il est vrai que l’on n’avait pas entendu un tel discours depuis les années Kohl-Mitterrand-Delors.

 

On peut discuter du fond. Emmanuel Macron met la barre haute; trop haute diront certains. Des propositions émises dans ce discours sont déjà engagées. Toutes les idées ne sont pas nouvelles non plus, loin de là. L’idée de listes transnationales, par exemple, qui permettent l’organisation de véritables élections des députés européens regroupés par affinités politiques et non par nationalités est défendue de longue date par Guy Verhofstadt, président de l’ADLE au Parlement européen. Ceux qui suivent de près les questions européennes ne tarderont sans doute pas à les pointer du doigt.

 

Mais il est vrai que l’on n’avait pas entendu un tel discours depuis les années Kohl-Mitterrand-Delors .

 

Et force est de reconnaître qu’Emmanuel Macron fait preuve d’audace dans une Union européenne qui peine, qui ronronne, qui se lamente ou qui baisse les bras.

 

Double dose d’audace parce que ce discours arrive quelques jours après les élections allemandes.

 

En effet, fraîchement réélue, pour un quatrième mandat, la chancelière allemande sort affaiblie des élections fédérales, en raison du succès des populistes. Malgré cette percée historique du parti d’Extrême droite en Allemagne, Angela Merkel reste une des rares gouvernantes à « tenir bon » en Europe.

 

Et s’il est fort à parier qu’elle ne suivra pas Emmanuel Macron sur sa proposition d’harmonisation des taux d’impôts sur les sociétés, le chef de l’État français d’un autre côté lui tend la main en déclarant qu’il n’y aura pas de mutualisation de la dette. Selon lui, « l’enjeu n’est pas de régler les problèmes de finances publiques d’un État ou de l’autre » mais bien de « réduire le chômage qui frappe encore un jeune sur cinq dans la zone euro. « .

 

Il est clair que dans ce nouveau couple franco-allemand, chacun peut attendre de l’autre et apprendre de l’autre : l’entente ne peut et ne doit être que directe et constructive pour renouer avec ce qui fut dans les décennies passées des liens de confiance inébranlable.

 

On ne peut donc que saluer l’énergie du chef de l’État français à relancer le débat européen et une vision d’avenir pour l’Union européenne..

 

Durant le précédent mandat présidentiel, la France était pire que silencieuse: elle était quasiment absente, hors jeu et ce n’est pas l’idée que je me fais de l’enjeu de l’Union européenne.

Nos dirigeants doivent défendre une vision européenne radicale

Seule une Union européenne redevenue volontariste pourra colmater la brèche du Brexit et nourrir une perspective optimiste de construction d’ un nouveau destin commun à 27. Nos dirigeants doivent défendre une vision européenne radicale. Si tel n’est pas le cas, nous n’aurons jamais une opinion publique pro-européenne !

 

Il ne s’agit pas de se poser en donneur de leçons envers quiconque et encore moins à l’encontre de nos partenaires européens; notre jeune Europe, souvent mal aimée est trop souvent à tort malmenée.

Alors, face à ceux qui se complaisent dans la critique, l’ignorance et les préjugés, face à ceux qui crient haut et fort leur désamour de l’Europe, face à ceux qui raillent Bruxelles « oubliant, ce faisant, que Bruxelles, c’est nous, toujours, à chaque instant !  » * , face aux moqueurs qui comme Laurent Wauquiez voient aujourd’hui en Macron, « plutôt Éole, dieu du vent », (de quoi faire dresser les cheveux de Zeus et de la fille d’Agénor) qu’un chef d’État français proeuropéen, je réitère qu’il est de notre intérêt commun de rappeler que l’Europe est notre avenir.

 

C’est de cette audace dont nous avons besoin

 

Nous devons oser dire qu’il nous faut prendre le taureau par les cornes, reformer l’Europe et non pas la détruire, relancer le débat et ne pas laisser la place aux populistes et nationalistes des quatre coins de l’Europe.

 

L’Europe mérite des discours enflammés comme celui-là. Qu’on y adhère ou pas.

 

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

 

Relisez l’Initiative pour l’Europe – Discours d’Emmanuel Macron pour une Europe souveraine, unie, démocratique.

 

 

Nathalie Griesbeck élue présidente de la nouvelle commission spéciale du Parlement européen sur la lutte contre le terrorisme

Félicitations à Nathalie Griesbeck élue présidente de la nouvelle commission spéciale du Parlement européen sur la lutte contre le terrorisme !

Le mandat de cette commission spéciale, approuvé lors de la session plénière du 6 juillet, couvre essentiellement la façon dont sont mises en œuvre les mesures de gestion des frontières extérieures, les lacunes dans le partage des informations judiciaires, d’application de la loi et de renseignement parmi les États membres ainsi que l’interopérabilité des bases de données européennes de partage de l’information.

Elle est aussi chargée d’évaluer l’impact des lois antiterroristes de l’UE sur les droits fondamentaux, la radicalisation et l’efficacité des programmes de « dé-radicalisation », le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, y compris les liens avec le crime organisé, ainsi que les meilleures pratiques pour protéger les cibles vulnérables et les infrastructures critiques, comme les aéroports et les gares.

Yann Wehrling est nommé Secrétaire général du MoDem

François Bayrou et les membres du bureau exécutif du Mouvement Démocrate viennent de nommer Yann WEHRLING à la fonction de Secrétaire général de notre Mouvement.

C’est à compter du 18 septembre 2017 que Yann WEHRLING occupera cette nouvelle fonction en remplacement de Marc FESNEAU qui se consacrera désormais essentiellement à sa fonction de député et de président du groupe MoDem et apparentés à l’Assemblée nationale.

Porte-parole et vice-président du Mouvement Démocrate, président du groupe centriste au sein du conseil régional d’Île-de-France, Yann WEHRLING est également conseiller de Paris. Militant écologiste depuis plus de 20 ans, il a été secrétaire national des Verts avant de rejoindre François Bayrou en 2007.

Spécialiste de la faune sauvage, il est expert des questions liées à l’eau. Illustrateur de formation, et de talent, il a travaillé avec plusieurs maisons d’édition et la chaîne de télévision Arte.

Il aura à cœur d’ assurer l’organisation de notre Mouvement, la formation des cadres, la préparation des scrutins électoraux et nous aurons grand plaisir à travailler à ses côtés.

Le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (Modem 54) tient à saluer et à remercier vivement Marc FESNEAU pour la qualité du travail accompli durant ces dernières années, la proximité qu’il a su instaurer avec les mouvements départementaux et à féliciter Yann WEHRLING pour ses nouvelles fonctions.

Un air de rentrée …

La rentrée scolaire rime souvent avec rentrée politique.

Ce fut le cas pour le Gouvernement qui a présenté les cinq ordonnances pour renforcer le dialogue social le jeudi 31 août 2017. Celles-ci sont consultables ici :

http://www.gouvernement.fr/les-ordonnances-pour-renforcer-le-dialogue-social

Ces ordonnances ont été suivies d’un communiqué de presse des députés du groupe MoDem et apparentés à l’Assemblée nationale qui salue une première étape pour renouer avec la croissance et le plein-emploi.

 

François Bayrou a réitéré l’alliance qu’il avait faite avec Emmanuel Macron.

« J’ai l’intention de soutenir le président de la République et le gouvernement pour deux raisons: d’abord, comme citoyen et responsable politique j’ai participé à ce choix du pays« , a-t-il affirmé. « Macron a été élu pourquoi ? Pour deux ou trois raisons essentielles: la première, c’est qu’il bousculait les situations politiques acquises des deux partis dominants. Deuxième chose, il a fait preuve d’une audace, d’un courage d’une volonté de renverser les obstacles et je trouve que ça en valait la peine« , a-t-il poursuivi.

Il n’en reste pas moins que le président du MoDem a noté un « flottement » en juillet, dû en partie à l’attitude du président de la République:

« Le mois de juillet a été un mois de flottement, jusqu’au vacances de la mi-août. Le président sait bien ce que je lui en ai dit. (…) Pendant toute la période précédente, c’était plus le choc des photos plutôt que le poids des mots. Il s’est trouvé en situation de ne pas s’exprimer or la Ve république se résume simplement: le président de la République entraîne et pour entraîner il faut qu’il parle. Il n’a pas besoin d’être verbeux mais il faut qu’il dise où on va tous ensemble. C’est une mission d‘explication, de pédagogie mais aussi d’entraînement par le cap. »

François Bayrou a également plaidé pour la mise en place d’un projet social pour le pays: « Les Français ont besoin de savoir qu’ils ne sont pas condamnés s’ils ont échoué une fois. Et ça fait partie du projet social. Et l’éducation aussi. »

Selon François Bayrou, dans les premières mesures du quinquennat, « il y a des éléments positifs mais il n’y a pas toutes les réponses« .

François Bayrou : entretien avec Ruth Elkrieff (première partie)

 

 

 

François Bayrou : entretien avec Ruth Elkrieff (seconde partie)

Universités de rentrée du MoDem

Par ailleurs, nous vous rappellons notre prochain rendez-vous national qui se tiendra du 29 septembre au 1er octobre à Guidel pour notre université de rentrée du Mouvement Démocrate.

Vous pouvez dores et déjà vous inscrire en cliquant sur l’image ci-dessous :

Nous espèrons vous y retrouver nombreux.

« Confiance dans la vie politique » : Plus qu’une loi, un projet de société

Ce mercredi 9 août marque une date importante de la vie politique française.

En effet, le Parlement a adopté définitivement, par 412 voix contre 74, le deuxième volet de la loi de moralisation, intitulé  » Confiance dans la vie politique « .

C’était l’une des quatre exigences de François Bayrou, président du MoDem dans son alliance avec le candidat Emmanuel Macron. C’est l’une des réformes phares du début du quinquennat du président de la République.

Mardi 1er août, députés et sénateurs n’étaient pas parvenus à un accord sur la suppression de la réserve parlementaire, un fonds présumé encourager le clientélisme.

C’est désormais chose faite.

Nous pouvons nous féliciter de cette première volonté de changement qui, plus qu’une loi, porte un projet de société.

Il ne s’agit pas seulement de créer des contraintes mais aussi d’encourager la confiance des citoyens en protégeant, promouvant et défendant le pluralisme.

Les élus de la représentation nationale n’avaient que trop attendu pour prendre des mesures qui permettent d’exercer le mandat avec l’éthique et l’exigence qu’impose la fonction. C’est au prix de telles dispositions qui permettent la transparence, l’exemplarité, la lutte contre le clientélisme et le renouvellement que les futurs élus retrouveront la confiance des citoyens. Les objectifs de cette réforme sont d’en finir avec le « deux poids, deux mesures » pour que les règles soient les mêmes pour les élus et les simples citoyens, empêcher les conflits d’intérêts, assainir et garantir l’exercice équilibré de la démocratie.

Le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) entend bien saluer l’inspirateur et premier rédacteur de cette loi, François Bayrou, ainsi que le travail opiniâtre, l’efficacité des 47 députés du groupe MoDem et apparentés à l’Assemblée nationale.

Cette loi est une avancée notable. Et ce, malgré quelques manquements sur lesquels il faudra revenir comme celui d’ouvrir partiellement le « verrou de Bercy » que nous avions défendu; ce mécanisme qui permet au ministère du Budget d’avoir le monopole sur les décisions de poursuites judiciaires en matière de fraude fiscale. Nous n’avons pas obtenu gain de cause, néanmoins, nous sommes fiers d’avoir pu initier cet élément dans le débat politique.       Même si les textes ne sont ni parfaits ni exhaustifs, ce n’est pas en dénonçant la loi et en saisissant ce même jour le Conseil constitutionnel ainsi que l’ont fait 60 députés du groupe Les Républicains que la confiance des citoyens et des électeurs se gagnera.

C’est bien par l’exemplarité, l’éthique, le respect de la loi et du pluralisme, que les élus ré-instaureront la crédibilité de la parole politique.

Danièle NOËL
Présidente MoDem 54

Pour aller plus loin :

Analyse du scrutin n° 119
Première séance du 09/08/2017

Scrutin public sur l’ensemble du projet de loi organique pour la confiance dans la vie politique (lecture définitive).

Synthèse du vote:

Nombre de votants : 548
Nombre de suffrages exprimés : 486
Majorité absolue : 289
Pour l’adoption : 412
Contre : 74

Votes des groupes :

– Scrutin public sur l’ensemble du projet de loi organique pour la confiance dans la vie politique (lecture définitive).

http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/%28legislature%29/15/%28num%29/119#G0 

– PROJET DE LOI ORGANIQUE pour la confiance dans la vie politique.(Texte définitif)

http://www2.assemblee-nationale.fr/documents/notice/15/ta/ta0018/(index)/ta 

– Principales mesures des deux projets de loi de moralisation (ordinaire et organique) « pour la confiance dans la vie politique ». Annexes –

Retrouvez l’actualité du Groupe MoDem et apparentés sur Facebook:

https://www.facebook.com/GroupeMoDem/?fref=mentions&pnref=story