Carrière d’Audun-Le-Tiche : la mobilisation continue

Sonia Sadoune, vice-présidente du #MoDem54, et Jean-Marc Mouton, référent de territoire, participaient le 17 juin, à la soirée festive et musicale « NON à la carrière ».

L’occasion de rappeler la position de notre fédération départementale contre ce projet d’exploitation d’une carrière de matériaux calcaires qui va à l’encontre de tout projet d’avenir pérenne pour le Pays-Haut.

L’occasion également pour de nombreux élus dont Christophe Choserot de rappeler les actions politiques menées au Conseil Régional du Grand Est avec la motion de rejet de ce projet voté à l’unanimité.

Leur taux de mortalité atteint jusqu’à 80% dans certaines ruches européennes : Sauvons les abeilles !

S’il est de ces sujets pour lesquels 100 fois sur le métier je remettrai l’ouvrage, c’est bien celui-là.

Depuis des années, nous, MoDem, alertons et répétons à qui veut bien l’entendre que « Les abeilles, aujourd’hui en danger, sont indispensables à la survie de l’humanité. Ce sont nos sœurs de création… » (#Bayrou. Mai 2011)

Ça nous a valu bien des moqueries. Qu’importe. Nous signons et persistons.

Le phénomène de mortalité des abeilles porte un nom : “Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles” ou CCD (Colony Collapse Disorder). Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité.

En France, ce sont près de 30 % des colonies d’abeilles qui disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont cessé leur activité.

En janvier 2018, alors que de nombreuses organisations de défense de l’environnement dans différents pays européens tiraient la sonnette d’alarme concernant l’avenir des abeilles, la Commission européenne a décidé de lancer une consultation publique sur le déclin des pollinisateurs en Europe, une des causes probables de la disparition des abeilles.

Des preuves scientifiques

De nombreuses études ont désigné ces insecticides comme « les principaux responsables de l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs » et plus globalement comme portant atteinte à la biodiversité.

Une étude conjointe du Musée national d’Histoire naturelle et du CNRS en date du 20 mars dernier, indiquait qu’en « Europe, 37 % des populations d’abeilles, sauvages et domestiques, et 31 % des papillons sont déjà en déclin et 9 % menacées de disparaître ».

Le 27 Avril 2018, l’Union européenne a enfin voté en défaveur de trois néonicotinoïdes, interdisant ainsi l’utilisation de trois pesticides.

Pour interdire ces produits, le vote de 16 pays sur 28 était nécessaire. Il y en a eu tout juste 16…

C’est dire à quel point la sensibilisation, l’information et la mobilisation restent essentielles.

L’interdiction sera effective en 2019.

Elle porte sur toutes les cultures de plein champ, avec une exception toutefois pour les usages en serre. Le taux de mortalité des abeilles atteint jusqu’à 80% dans certaines ruches européennes. On parle donc de surmortalité.

Aujourd’hui, ce 7 juin 2018, un peu partout en France, est un jour de mobilisation nationale pour le soutien aux apiculteurs sinistrés et la défense d’un environnement viable pour les abeilles.

S’il faut encore démontrer pourquoi les abeilles sont essentielles à notre environnement et à notre avenir, voici, en quelques chiffres ce que les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • La reproduction de plus de 80 % des espèces végétales,
  • La production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao),
  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage,
  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale,
  • 153 milliards d’euros par an,
  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels,
  • 98 000 éleveurs amateurs en France,
  • Une production française de miel par an d’environ 15 000 tonnes, (35 000 tonnes en 1990),
  • La sauvegarde de la biodiversité.

Ne lâchons rien ! Il est de notre devoir de faire émerger une prise de conscience générale.

En même temps, la consommation annuelle de miel en France reste de 40 000 tonnes. Ce qui signifie que plus de la moitié du miel que nous consommons vient de Chine ou d’Argentine. La gelée royale est importée à 96% d’Asie. Ce miel d’importation est généralement bien moins cher, produit dans un objectif de rentabilité maximale, (techniques de congélation / recongélation, nourrissage artificiel des abeilles) mais ce, au détriment de l’abeille, et pas seulement…

Si le phénomène de surmortalité des abeilles s’accentue, cela engendrera de graves conséquences sur la biodiversité.

Nous ne deviendrons pas sauveteurs d’abeilles en nous improvisant du jour au lendemain apiculteur amateur, en installant une ruche dans notre jardin. Apiculteur, c’est un métier. Même amateur, ce sont des règles, des usages, un savoir-faire. Alors, ne lâchons rien ! Il est de notre devoir de faire émerger une prise de conscience générale.

Les abeilles sont des sentinelles pour l’humanité.

 

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

Danièle Noël invitée de RCF: ré-écoutez son interview du 23 mai

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Danièle Noël œuvre quotidiennement pour l’Europe. Dans le cadre de son mandat de Conseillère Municipale de Nancy déléguée à l’Europe, elle s’engage sur le terrain. Depuis quelques jours, vous pouvez, vous aussi, participer à son élan en participant au « Mai de l’Europe », une série d’évènements qui se déroulent tout au long du mois de Mai. Mercredi 23 mai, Danièle Noël répondait aux questions de Pascale Michotte sur RCF Nancy. Il s’agit du dernier rendez-vous de la série d’interviews, que vous pouvez réécouter directement via le lien ci-dessous.

Danièle Noël invitée de RCF: ré-écoutez son interview du 16 mai

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Danièle Noël œuvre quotidiennement pour l’Europe. Dans le cadre de son mandat de Conseillère Municipale de Nancy déléguée à l’Europe, elle s’engage sur le terrain. Depuis quelques jours, vous pouvez, vous aussi, participer à son élan en participant au « Mai de l’Europe », une série d’évènements qui se déroulent tout au long du mois de Mai. Mercredi 16 mai, Danièle Noël répondait aux questions de Pascale Michotte sur RCF Nancy. Une interview à réécouter directement via le lien ci-dessous.
D’autres rendez-vous seront à suivre très prochainement sur notre site.

Danièle Noël invitée de RCF: ré-écoutez son interview du 3 mai

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Danièle Noël œuvre quotidiennement pour l’Europe. Dans le cadre de son mandat de Conseillère Municipale de Nancy déléguée à l’Europe, elle s’engage sur le terrain. Depuis quelques jours, vous pouvez, vous aussi, participer à son élan en participant au « Mai de l’Europe », une série d’évènements qui se déroulent tout au long du mois de Mai. Jeudi 3 mai, Danièle Noël répondait aux questions de Pascale Michotte sur RCF Nancy. Une interview à réécouter directement via le lien ci-dessous.
D’autres rendez-vous seront à suivre très prochainement sur notre site.

Le MoDem 54 soutient les salariés de SoLocal.

Danièle Noël, présidente du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) et Antoni Banasiak, délégué départemental sont allés ce jeudi 12 avril à la rencontre des salariés de SoLocal et des représentants de l’intersyndicale.

 

Depuis des mois, les employés de SoLocal manifestent pour sauvegarder leurs emplois et défendre une entreprise à laquelle ils sont profondément attachés.
Pour l’opinion publique, le nom de SoLocal n’interpelle pas vraiment.
Lorsque l’on sait que SoLocal Group est l’ex-filiale de France Télécom, l’héritier des annuaires téléphoniques PagesJaunes, qu’il détient Mappy et Ooreka et « À vendre À louer », et que ses partenaires sont les acteurs mondiaux de l’Internet comme Apple, Google, Bing, Yahoo! et Facebook, cela parle d’avantage au grand public.

 

Les PagesJaunes ne sont déjà plus à l’image des célèbres annuaires papier du nom de leur créateur Sébastien Bottin en 1763. Ces annuaires papier vont d’ailleurs subir une mort annoncée.

Les PagesJaunes ont suivi la nécessaire évolution numérique. Elles sont présentes sur Internet depuis 1997, et la première application mobile a été lancée en 2000.
Le groupe réalise 80% de son activité avec Internet. Il peut s’appuyer sur sa présence ancienne sur la toile et un personnel qui s’est formé et adapté à la révolution digitale.
La vie de cette société au fil du temps a toutefois été chaotique. Certains dont le principal actionnaire, dénonçant une opacité, avec « de multiples conflits d’intérêts » qui en firent « un arrangement entre amis sur le dos de l’ entreprise. »
Elle se veut désormais nouvelle et clairement identifiée pour une expérience utilisateur enrichie « full Web & Apps » : « Digital Presence », « Digital Advertising », « Digital Sites », « Digital solutions », « Print to digital »…
L’utilisateur -artisan, PME, startup ou autre- devrait donc s’y retrouver. Ou pas.
Le défi est posé ; il s’appelle SoLocal 2020.

Aujourd’hui, les salariés des PagesJaunes broient du noir.

Après avoir accepté une remise en question de leur entreprise, s’être pliés au jeu de la concurrence et de l’évolution du marché, les salariés ont appris de manière brutale la lourde restructuration mise en place par les nouveaux dirigeants qui sont l’ex-patron de Numericable et celui de Microsoft Europe de l’Ouest, respectivement comme président et DG du groupe.

La survie du groupe est impérieuse. Elle exige une reprise en mains cohérente.
Il n’est pas ici question de remettre en cause cette exigence de survie.

Cependant, il est permis de constater que la méthode est drastique et la stratégie obscure.
Pour les salariés, l’annonce a été faite soit par visioconférence soit par voie de presse. Le plan vécu par les salariés comme « brutal », « violent », « ignoble » et « injuste » va supprimer 1.000 postes, sur près de 4.500, pendant la période 2018-2019, dont 800 dès cette année. Le plan «de sauvegarde de l’emploi» présenté par la direction de SoLocal qui emploie en France 4 500 salariés passe donc par la suppression de 1000 emplois.

Sur les 19 agences implantées actuellement en province, 15 seront supprimées ; le compte est vite fait, il n’ en restera que quatre et le mode d’ordre sera : « business continuity ».
La Région Grand Est verra ainsi ses deux agences fermer : celle de Strasbourg et celle de Nancy. À Nancy, 56 postes doivent déjà être supprimés d’ici à décembre.

Quelle stratégie à long terme ?

Sans entrer dans le douloureux facteur humain que toute suppression d’emplois engendre, il est permis de s’interroger sur la stratégie mise en place par le groupe SoLocal de vouloir déserter le Grand Est et la cité ducale.

Sur notre territoire en pleine évolution, nous avons pleinement mesuré les enjeux de la révolution digitale. Alors que certains exacerbent les aspects les plus anxiogènes du numérique, nous en faisons un vecteur d’avenir.

Alors que SoLocal mise sur l’évolution numérique, ce groupe choisit d’abandonner un territoire qui s’est vu labellisé LORnTECH.

Ce label confirme le fort potentiel de développement de l’économie du numérique en Lorraine. Il couronne la reconnaissance nationale d’un territoire dédié à la réussite des entreprises du numérique, avec la présence de dispositifs de soutien, d’accompagnement et d’accélération uniques à l’instar du Paddock mais également grâce à une mobilisation conjointe des collectivités, des entreprises et des clusters.
LORnTECH s’affirme comme un vivier de talents, d’envies et d’énergies qui s’appuie sur une volonté d’avenir et sur un capital humain.
Ce capital humain est composé de KBC, de « Knowledge Based Capital » comme le définit l’OCDE, ou de capital en devenir puisque les quinze écoles d’ingénieurs nancéiennes tirent une dynamique portée par des champions émergents du numérique. Cette dynamique a, et aura, valeur d’exemple et d’émulation.
Dans la même logique, les territoires qui vont également le mieux réussir à moyen terme seront celles qui auront réussi à massifier des systèmes de formation de qualité.

Le MoDem 54 s’interroge de savoir si SoLocal ne ferait pas le choix de quitter le train de l’avenir à l’heure où il se met en route.

SoLocal dispose actuellement d’un capital humain prêt à accélérer une nouvelle fois la transition numérique ; ce sont ses employés. Ils sont prêts à entendre, à dialoguer, à se former. Ils en ont les compétences, l’envie, le besoin.
La valeur ajoutée qu’ils apportent et qui ne se mesure pas dans le big data, c’est que tous aiment leur entreprise et ont cette volonté chevillée au corps de la faire perdurer.

Le projet SoLocal 2020 peut s’inscrire dans la dynamique numérique mise en place à Nancy, dans la Métropole du Grand Nancy, dans le Sillon lorrain, dans une région prometteuse tournée vers nos partenaires européens.

Pour toutes ces raisons, le MoDem 54 soutient pleinement les salariés de SoLocal et souhaite vivement qu’une stratégie pérenne, humaine, agile puisse être trouvée en tenant compte du fort potentiel digital mis en œuvre au niveau local.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

#SoLocal #PagesJaunes #MoDem54