Le MoDem 54 soutient les salariés de SoLocal.

Danièle Noël, présidente du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) et Antoni Banasiak, délégué départemental sont allés ce jeudi 12 avril à la rencontre des salariés de SoLocal et des représentants de l’intersyndicale.

 

Depuis des mois, les employés de SoLocal manifestent pour sauvegarder leurs emplois et défendre une entreprise à laquelle ils sont profondément attachés.
Pour l’opinion publique, le nom de SoLocal n’interpelle pas vraiment.
Lorsque l’on sait que SoLocal Group est l’ex-filiale de France Télécom, l’héritier des annuaires téléphoniques PagesJaunes, qu’il détient Mappy et Ooreka et « À vendre À louer », et que ses partenaires sont les acteurs mondiaux de l’Internet comme Apple, Google, Bing, Yahoo! et Facebook, cela parle d’avantage au grand public.

 

Les PagesJaunes ne sont déjà plus à l’image des célèbres annuaires papier du nom de leur créateur Sébastien Bottin en 1763. Ces annuaires papier vont d’ailleurs subir une mort annoncée.

Les PagesJaunes ont suivi la nécessaire évolution numérique. Elles sont présentes sur Internet depuis 1997, et la première application mobile a été lancée en 2000.
Le groupe réalise 80% de son activité avec Internet. Il peut s’appuyer sur sa présence ancienne sur la toile et un personnel qui s’est formé et adapté à la révolution digitale.
La vie de cette société au fil du temps a toutefois été chaotique. Certains dont le principal actionnaire, dénonçant une opacité, avec « de multiples conflits d’intérêts » qui en firent « un arrangement entre amis sur le dos de l’ entreprise. »
Elle se veut désormais nouvelle et clairement identifiée pour une expérience utilisateur enrichie « full Web & Apps » : « Digital Presence », « Digital Advertising », « Digital Sites », « Digital solutions », « Print to digital »…
L’utilisateur -artisan, PME, startup ou autre- devrait donc s’y retrouver. Ou pas.
Le défi est posé ; il s’appelle SoLocal 2020.

Aujourd’hui, les salariés des PagesJaunes broient du noir.

Après avoir accepté une remise en question de leur entreprise, s’être pliés au jeu de la concurrence et de l’évolution du marché, les salariés ont appris de manière brutale la lourde restructuration mise en place par les nouveaux dirigeants qui sont l’ex-patron de Numericable et celui de Microsoft Europe de l’Ouest, respectivement comme président et DG du groupe.

La survie du groupe est impérieuse. Elle exige une reprise en mains cohérente.
Il n’est pas ici question de remettre en cause cette exigence de survie.

Cependant, il est permis de constater que la méthode est drastique et la stratégie obscure.
Pour les salariés, l’annonce a été faite soit par visioconférence soit par voie de presse. Le plan vécu par les salariés comme « brutal », « violent », « ignoble » et « injuste » va supprimer 1.000 postes, sur près de 4.500, pendant la période 2018-2019, dont 800 dès cette année. Le plan «de sauvegarde de l’emploi» présenté par la direction de SoLocal qui emploie en France 4 500 salariés passe donc par la suppression de 1000 emplois.

Sur les 19 agences implantées actuellement en province, 15 seront supprimées ; le compte est vite fait, il n’ en restera que quatre et le mode d’ordre sera : « business continuity ».
La Région Grand Est verra ainsi ses deux agences fermer : celle de Strasbourg et celle de Nancy. À Nancy, 56 postes doivent déjà être supprimés d’ici à décembre.

Quelle stratégie à long terme ?

Sans entrer dans le douloureux facteur humain que toute suppression d’emplois engendre, il est permis de s’interroger sur la stratégie mise en place par le groupe SoLocal de vouloir déserter le Grand Est et la cité ducale.

Sur notre territoire en pleine évolution, nous avons pleinement mesuré les enjeux de la révolution digitale. Alors que certains exacerbent les aspects les plus anxiogènes du numérique, nous en faisons un vecteur d’avenir.

Alors que SoLocal mise sur l’évolution numérique, ce groupe choisit d’abandonner un territoire qui s’est vu labellisé LORnTECH.

Ce label confirme le fort potentiel de développement de l’économie du numérique en Lorraine. Il couronne la reconnaissance nationale d’un territoire dédié à la réussite des entreprises du numérique, avec la présence de dispositifs de soutien, d’accompagnement et d’accélération uniques à l’instar du Paddock mais également grâce à une mobilisation conjointe des collectivités, des entreprises et des clusters.
LORnTECH s’affirme comme un vivier de talents, d’envies et d’énergies qui s’appuie sur une volonté d’avenir et sur un capital humain.
Ce capital humain est composé de KBC, de « Knowledge Based Capital » comme le définit l’OCDE, ou de capital en devenir puisque les quinze écoles d’ingénieurs nancéiennes tirent une dynamique portée par des champions émergents du numérique. Cette dynamique a, et aura, valeur d’exemple et d’émulation.
Dans la même logique, les territoires qui vont également le mieux réussir à moyen terme seront celles qui auront réussi à massifier des systèmes de formation de qualité.

Le MoDem 54 s’interroge de savoir si SoLocal ne ferait pas le choix de quitter le train de l’avenir à l’heure où il se met en route.

SoLocal dispose actuellement d’un capital humain prêt à accélérer une nouvelle fois la transition numérique ; ce sont ses employés. Ils sont prêts à entendre, à dialoguer, à se former. Ils en ont les compétences, l’envie, le besoin.
La valeur ajoutée qu’ils apportent et qui ne se mesure pas dans le big data, c’est que tous aiment leur entreprise et ont cette volonté chevillée au corps de la faire perdurer.

Le projet SoLocal 2020 peut s’inscrire dans la dynamique numérique mise en place à Nancy, dans la Métropole du Grand Nancy, dans le Sillon lorrain, dans une région prometteuse tournée vers nos partenaires européens.

Pour toutes ces raisons, le MoDem 54 soutient pleinement les salariés de SoLocal et souhaite vivement qu’une stratégie pérenne, humaine, agile puisse être trouvée en tenant compte du fort potentiel digital mis en œuvre au niveau local.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

#SoLocal #PagesJaunes #MoDem54

Projet de carrière à Audun-le-Tiche : le MoDem 54 salue la motion adoptée par Conseil régional du Grand Est.

Côté Villerupt, les habitations de la butte concernée par le projet de carrières.

Dans un communiqué de presse en date du 10 février 2018, le MoDem 54 a exprimé de manière argumentée son opposition au projet de carrière à Audun-Le-Tiche. 

Le projet vivement contesté par la population engendre des risques et des nuisances reconnus d’autant que le site d’exploitation choisi est situé au-dessus de galeries minières inexploitées depuis 1997, classées, pour certaines, en forte probabilité d’affaissement.

Nous saluons donc la motion adoptée le jeudi 29 mars 2018 par le Conseil régional du Grand Est qui se positionne quasi à l’unanimité -moins une voix- contre ce projet auquel nous sommes fermement opposés.

La conclusion de cette motion fait état qu’au vu de l’exposé des motifs, les élus du Conseil Régional du Grand Est :

« Notent que cette carrière, à l’endroit où elle se trouve, n’apparait pas en cohérence avec les orientations posées par l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval et en contradiction avec les réflexions portées dans le cadre du SRADDET du Grand Est ; Mettent en place un accompagnement économique sur ce territoire destiné à l’émergence de projets inscrits dans les filières d’avenir du SRDEII. »

Le MoDem 54 réitère que la nécessaire reconversion industrielle et la reconquête économique de ce secteur est en cours. Elle est accompagnée par l’Etat et la Région dans le cadre du Pacte Lorraine.

Elle le sera d’autant que ce secteur a pleinement les potentiels et les ressources d’innovation pour s’inscrire dans la Vallée européenne des matériaux et de l’énergie.

Elle ne le sera aucunement en cherchant redonner de vains espoirs datant d’un autre siècle.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

Voici le texte complet de la motion adoptée lors de la séance plénière du Conseil régional Grand Est du jeudi 29 mars 2018 :

Motion concernant le projet de carrière – Commune d’Audun-le-Tiche

Exposé des motifs :

Ce projet de carrière sur la commune d’Audun-le-Tiche (Département de la Moselle) se situe au cœur du périmètre de l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval, à proximité immédiate du Luxembourg. Cette OIN a été qualifiée par le Président de la République en octobre 2009 et validée par décret en avril 2011. L’OIN Alzette-Belval est atypique puisque contrairement aux OIN existantes, elle ne se raccroche pas à une grosse métropole et ne se résume pas uniquement à la construction ou à la réhabilitation d’un quartier.

Cette OIN doit reconquérir un cadre de vie de qualité en recherchant la mixité des fonctions urbaines, la réinsertion des friches industrielles, le renouvellement de centres anciens, l’amélioration de la qualité résidentielle dans les secteurs denses mais aussi périurbains, tout en tenant compte des espaces naturels, des sites et espèces à protéger présents sur le territoire. C’est sa première spécificité.

La seconde spécificité de l’OIN Alzette-Belval est qu’elle porte un projet transfrontalier avec le Grand-Duché du Luxembourg. En effet, le projet français, tourné vers la ville d’Esch-sur-Alzette, est dépendant mais aussi complémentaire du projet luxembourgeois d’Esch-Belval.

Ce projet de carrière présente un nombre important de risques et de nuisances. Les craintes sont fondées, puisque le site d’exploitation choisi est situé au-dessus de galeries minières, le long de la départementale 16 (très fréquentée) et à proximité d’habitations. De plus, Le projet d’exploitation de la carrière d’Audun-le-Tiche prévoit des interruptions temporaires du trafic sur la RD16 au moment des tirs d’explosifs.

Les nuisances et risques de surface induits par l’exploitation de la carrière sont à l’évidence nombreux et pas sans conséquences et pourrait être préjudiciable à l’organisation spatiale du territoire, et notamment à la mobilité.

Pour mémoire, en décembre 2015, suite aux résultats de l’enquête publique défavorable au projet, le Préfet de Lorraine avait refusé de délivrer à la société Cogesud l’autorisation d’exploitation. En octobre 2017, le tribunal administratif de Strasbourg annulait l’arrêté préfectoral sur la forme au motif d’une erreur de droit.

De plus, ce territoire a déjà beaucoup donné à la Région et aux Pays (mines, sidérurgie). Il est en reconversion industrielle et en reconquête économique. Il a été accompagné par l’Etat et la Région dans le cadre du Pacte Lorraine. Il va continuer à l’être. Il a pleinement les potentiels et les ressources d’innovation pour s’inscrire dans la Vallée européenne des matériaux et de l’énergie.

Ce territoire mérite des projets de développement économique inscrits dans le 21ème siècle et conformes aux filières d’avenir fixées dans le cadre du SRDEII. Force est de constater que cette carrière, à l’endroit où elle se trouve, ne répond nullement à ces objectifs.

Il est donc de notre responsabilité de se positionner sur ce dossier (même si la Loi n’y contraint pas la collectivité).

Vu l’exposé des motifs ;

Les élus du Conseil Régional du Grand Est :

Notent que cette carrière, à l’endroit où elle se trouve, n’apparait pas en cohérence avec les orientations posées par l’Opération d’Intérêt National (OIN) d’Alzette-Belval et en contradiction avec les réflexions portées dans le cadre du SRADDET du Grand Est ;

Mettent en place un accompagnement économique sur ce territoire destiné à l’émergence de projets inscrits dans les filières d’avenir du SRDEII.

Efficacité énergétique : une question hautement politique !

Le 15 février, j’ai accueilli à Nancy et à Villers-les-Nancy, Yann Werhling, porte-parole et secrétaire général du MoDem.

L’équipe du MoDem 54 avait concocté à Yann Wehrling un programme bien rempli orienté essentiellement sur les thématiques de l’environnement, de la transition énergétique et écologique.

En matinée, nous nous sommes rendus à Villers-Clairlieu, un lotissement situé à Villers-les-Nancy, où les pavillons en béton construits au début des années 70 sont de véritables passoires énergétiques.
Face à ces problèmes énergétiques, des habitants de ce secteur résidentiel se sont engagés pour lutter contre la précarité énergétique et le réchauffement climatique ; une initiative unique en France.

Cette démarche écologique, mais aussi solidaire, est née en 2009, avec la création de l’Association « Clairlieu EcoDéfi ».

« EcoDéfi » a pour but d’informer et de former les citoyens et les professionnels à l’économie d’énergie sur un territoire, de fédérer les habitants d’un territoire autour d’un projet collectif de maîtrise de la demande en énergie (MDE), et de réduction des gaz à effet de serre, d’engager le territoire sur une réflexion de développement solidaire et durable et de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires à la réalisation de ces projets.
Depuis 2009, elle demeure néanmoins un acte militant.

Accueilli par des habitants de Villers-Clairlieu et des membres de l’association, Yann Werhling a pu prendre la juste mesure des actions menées et des difficultés rencontrées.

Lors de la conférence sur la transition énergétique à laquelle il a participé l’apres-midi à Nancy, le secrétaire général du MoDem a réitéré la nécessité politique de faire de l’efficacité énergétique un service public !
La rénovation énergétique, l’efficacité énergétique ne peuvent se contenter d’être un acte militant.
Elles doivent devenir un acte responsable et politique.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

#MoDem #MoDem54 #Environnement #EcoDefi #GrandEst #Nancy #Villers

Extrait :

#COMMPRESSE : Le MoDem 54 s’oppose au projet de carrières à Audun-Le-Tiche

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le MoDem 54 s’oppose au projet de carrières à Audun-Le-Tiche

 

Le projet de carrières se situe à quelques centaines de mètres seulement des habitations

Rien n’est décidément simple dans le projet de carrière de calcaire à Audun-Le-Tiche.

Depuis 2014, date de la conduite d’une enquête préalable au projet d’exploitation d’une carrière de matériaux calcaires et de mise en service d’une installation de traitement sur le territoire de la commune d’Audun-le-Tiche, par le Préfet de la Région Lorraine, ce projet porté par la société Carrières de l’Est (Cogesud) provoque des dissensions, non seulement à l’intérieur même des huit communes avoisinantes, jouxtant deux départements, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, mais aussi, au sein même du groupement européen de coopération territoriale (GECT) qui compte quatre communes luxembourgeoises.

Pour mémoire, en décembre 2015, suite aux résultats de l’enquête publique, et aux risques de troubles à l’ordre public, le préfet, a refusé de délivrer à la société l’autorisation d’exploitation.
En octobre 2017, le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par la société Cogesud qui soutenait que la décision avait été prise au terme d’une procédure irrégulière, a rendu son jugement par lequel Il annulait l’arrêté préfectoral du 7 décembre 2015; ce jugement a été notifié au ministre de la transition écologique et solidaire.
En décembre 2017, le préfet de Moselle s’est vu donc dans l’obligation de prendre un arrêté fondé sur la stricte application du code de l’environnement en se contentant de fixer à la société Cogesud les prescriptions techniques nécessaires à l’exploitation.

Le projet vivement contesté par la population revoit donc le jour.

En quatre ans d’enquête, de recours administratif, le projet reste le même; les craintes qu’il engendre également.
Ces craintes sont fondées, sachant que le site d’exploitation choisi est situé au-dessus de galeries minières inexploitées depuis 1997, classées, pour certaines, en forte probabilité d’affaissement.

Elles font état:

  • des conséquences que pourraient avoir sur les habitants les tirs explosifs à répétition, 2 à 3 fois par semaine, pendant trente ans, dans un secteur déjà truffé de mines. Certaines habitations ne se trouvent qu’à quelques centaines de mètres du site prévu.
  • des risques environnementaux, de pollution des eaux de ruissellement, de destruction de l’écosystème, de destruction d’espèces protégées et de leur habitat, des menaces d’ effondrement de terrain…
  • des incidences catastrophiques sur la mobilité de la population en cette zone transfrontalière particulièrement engorgée aux points d’accès vers Esch Belval.

Sur la route départementale RD16 se croisent déjà quelques 17 000 automobilistes deux fois par jour auxquels il faudrait ajouter les 45 à 65 rotations quotidiennes de poids lourds prévues dans l’exploitation de la mine! 

La détérioration de la qualité de vie dans ce bassin lorrain est une évidence face aux contraintes et aux risques engendrés par ce projet.
Il va à l’encontre de toutes les mesures qui pourraient être prises pour redonner vie au Pays-Haut.
Pire encore, ce projet conduit au risque d’un abandon définitif d’un secteur qui fut jadis notre fierté.

La qualité de vie a un coût : celui de faire les bons choix dans l’intérêt de nos concitoyens et non pas celui de miser sur une rentrée d’argent substantielle pour un temps, et pour une seule commune. 

Il est des décisions qui engagent l’avenir de façon irréversible.

C’est pourquoi le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54), ses membres et ses élus, entendent bien défendre les intérêts des habitants du Pays-Haut en marquant leur ferme opposition au projet de carrières d’Audun-Le-Tiche. 

C’est par la voix de Jean-Marc Mouton, référent de territoire et de Sonia Sadoune, vice-présidente de notre Mouvement, très engagée dans le Pays-Haut, que le MoDem 54 affirme tout son soutien au collectif apolitique qui s’est créé pour défendre ce territoire.

Par ailleurs, le MoDem 54, alerte sur la création d’une zone d’aménagement différée (ZAD) qui ne pourra pas être la solution pérenne pour résoudre ce problème qui dépasse largement les frontières naturelles de notre territoire. Elle risque bien au contraire de troubler l’ordre public, d’envenimer les nécessaires débats et dialogues qui s’imposent entre les habitants et les élus locaux, régionaux, frontaliers, voire nationaux.

A l’heure où la Région Grand Est élabore le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement durable et d’égalité des Territoires (SRADETT), où la Grande Région, par le biais de sa présidence luxembourgeoise, met l’accent sur la participation citoyenne, il est urgent de remettre sereinement ce dossier à l’étude.

L’environnement n’est pas un effet de mode; sa qualité dépend de nos choix.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

Le MoDem 54 soutient pleinement la résolution pour un nouveau Traité de l’Élysée

Signé le 22 janvier 1963, le Traité de l’Élysée portait l’ambition d’ancrer la réconciliation franco-allemande au sein de la société, en particulier par le biais de la culture et des échanges de jeunes. Ce traité a contribué à accompagner la construction du projet européen que nous connaissons aujourd’hui.

Fait marquant cette année, l’Assemblée Nationale et le Bundestag se sont prononcés, lors d’une session exceptionnelle, sur une résolution commune pour un nouveau Traité de l’Élysée. Cette résolution commune réaffirme 55 années de coopération entre nos deux pays et appelle, au travers de 26 points concrets, à « prolonger le traité originel » et à « approfondir » le partenariat entre les deux nations.

 

Le MoDem 54 a été invité ce lundi 22 janvier 2018 au Goethe Institut à Nancy, à venir s’exprimer sur cette résolution d’un nouveau Traité de l’Elysée.

C’est le Mouvement Européen de Lorraine qui a été à l’initiative de cet événement auquel étaient conviés à participer tous les partis politiques.

La jeunesse était mise à l’honneur et c’est Antoine Grosdemange, Jeune Démocrate, qui s’est fait le porte-parole de notre Mouvement, en insistant sur les points liés plus spécifiquement aux jeunes.

Danièle Noël, présidente du MoDem 54, est intervenue en sa qualité de présidente d’EuRegio SaarLorLux pour défendre les éléments liés aux questions transfrontalières et aux Eurodistricts.

Puisque l’amitié franco-allemande est l’affaire de tous, le MoDem 54 soutient pleinement cette résolution de traitée de l’Elysée, en grande partie initiée par Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem, présidente de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Nous vous invitons à retrouver l’intervention d’Antoine Grosdemange :
( Seul le prononcé fait foi)

« Le Gouvernement reconnaît donc parfaitement tout l’enjeu des relations bilatérales au sein de l’Union européenne et nous, MoDem, parti politique résolument européen, nous ne pouvons que nous en féliciter.

Ainsi, la proposition de Résolution pour un nouveau Traité de l’Élysée qui a été en partie initiée par Marielle de SARNEZ, députée et vice-présidente du MoDem, a pour finalité d’accroître le rôle des parlements dans la coopération franco-allemande. l’Assemblée nationale et le Bundestag proclament leur attachement à l’amitié franco-allemande au service de l’Europe. À travers cette résolution conjointe, les deux assemblées préconisent également un renforcement de la coopération bilatérale à travers la mise en œuvre à brève échéance de projets concrets.

Force est de reconnaître que 55 ans après sa signature, la France et l’Allemagne connaissent une relation bilatérale unique : plus de 2 200 jumelages, près de 3 000 entreprises allemandes implantées en France et plus de 1 600 entreprises françaises en Allemagne, 175 doubles diplômes universitaires reconnus de part et d’autre du Rhin.
Force est de reconnaître également que l’Europe a grand besoin d’un couple franco-allemand stable, fort et uni.

Les 26 points détaillés dans cette résolution pour un nouveau Traité de l’Elysee ont tous un impact déterminant sur notre avenir commun.
J’aimerais m’attarder sur les points 8 et 9 .
Le point 8 fait état de l’OFAJ.
En signant le Traité de l’Élysée, le 22 janvier 1963, Charles de Gaulle, alors Président de la République française, et Konrad Adenauer, Chancelier fédéral de l´Allemagne, avaient posé les fondements de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ).
En application des dispositions de ce Traité sur la coopération franco-allemande, l’Accord intergouvernemental du 5 juillet 1963 a crée un organisme dénommé l’ »Office franco-allemand pour la Jeunesse », chargé d´améliorer les relations entre la jeunesse française et la jeunesse allemande.
C’était une formidable avancée à l’époque où les générations avaient encore en mémoire les meurtrissures des conflits armés.
La France et l’Allemagne misaient sur la jeunesse pour construire des relations fraternelles.
Il est important de le rappeler, pour nous, jeunes, qui vivons, je dirais tout naturellement, dans un espace de paix, sans frontières.
Ces décisions politiques ont porté leurs fruits.

Aujourd’hui, L’Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) soutient chaque année plus de 9 000 programmes pour les 3 à 30 ans: échanges scolaires ou universitaires, stages obligatoires ou hors-cursus, rencontres sportives ou culturelles, cours de langue, offres d’emploi, formations interculturelles et bien d’autres…
Les actions de l’ OFAJ vont finalement bien au delà du couple franco allemand puisqu’elles invitent à porter une réflexion sur l’autre, sur le vivre ensemble, sur la question sociétale en se fondant sur le passé pour mieux construire l’avenir.
Pour ne citer qu’un exemple, en cette année 2018, on fête la fin de la Première Guerre Mondiale pour la centième fois. A l’occasion de cet événement, un des projets de l’OFAJ veut donner aux jeunes franco-allemands la possibilité de se consacrer aux questions de la paix, de la réconciliation et de la résistance, les conditions de leur possibilité, leurs commencements, leurs limites et leurs caractéristiques.

Où commence la paix, quand se termine la guerre et comment conçoit-on la résistance contre des formes de haine et violence? Quels pratiques et mécanismes permettent de nous dérober à des logiques de violence, du mépris et des stéréotypes monolithiques et de s’y opposer?
Ce sont là des réflexions fondamentales dans une société du 21eme siècle qui voit encore les mouvements extrémistes prendre de l’importance.
Ce projet pose les vraies questions des moyens, des idées et valeurs dont nous avons besoin au delà de tout clan partisan pour atteindre et maintenir l’état de paix.

La force du dialogue transfrontalier et des langues partagées estde se mettre à la recherche d’une narration franco-allemande de la paix d’après-demain.

Le deuxième point que je voudrais aborder brièvement, c’est la mobilité des étudiants, des apprentis et des jeunes professionnels entre la France et l’Allemagne, la reconnaissance d’un statut franco-allemand du stagiaire, le développement des centres de formation professionnelle franco-allemands, le renforcement des possibilités existantes en matière de formation et de formation continue, y compris en matière d’échanges d’apprentis. Il est abordé dans le point 8 et 9 de la résolution

En effet, si les programmes ERASMUS connaissent un succès qui n’est plus à démontrer dans le milieu universitaire, l’an dernier, seuls 6.800 apprentis ont bénéficié d’une bourse ERASMUS contre 44.000 étudiants.
Il nous apparaît, à nous, MoDem, que l’apprentissage doit être revalorisé entre la France et l’Allemagne, mais également entre d’autres pays européens.
À cet effet, nous soutenons le projet de Jean Arthuis, député de notre groupe ALDE au Parlement européen qui défend un nouveau programme ERASMUS Pro. Ce projet vient d’être remis à la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Plusieurs pistes y sont évoquées pour valoriser l’apprentissage et elles valoriseront aussi les relations franco-allemandes, comme évoquées dans la résolution.

Les principales mesures de ce rapport concernent le contrat de travail, les rémunérations, la protection sociale, l’harmonisation des diplômes au niveau européen. Et l’enseignement des langues dans les CFA.
L’apprentissage des langues étrangères, de la langue du voisin est un élément crucial.
Il faut que les cours de langues soient sérieusement renforcés dans les centres de formation. Ils le sont dans la plupart des pays européens. La France a, sur ce point, un certain retard.
Parmi les autres propositions: la désignation d’un référent, dans chaque CFA, chargé de la mobilité internationale. Le gouvernement promet d’évoquer l’ERASMUS Pro lors d’un prochain Conseil Européen à Bruxelles. Certaines mesures du rapport pourraient, par ailleurs, être intégrées dans le projet de loi, actuellement en préparation, sur la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle.

Pour ne pas être trop long, je vous invite à prendre connaissance du rapport de Jean Arthuis.

En conclusion, nous, MoDem, soutenons vivement la résolution pour un nouveau Traité de l’Élysée. Elle va dans le bon sens : l’amitié franco-allemande est un fondement même du processus d’intégration européenne et en est indissociable.

En en un mot, nous disons :
« Einmal Freunde, immer Freunde ! »

 

EXTRAIT DE LA RESOLUTION POUR UN NOUVEAU TRAITE DE L’ELYSEE

Point 8. Soutient résolument le travail de l’Office franco-allemand pour la Jeunesse et de l’Université franco-allemande, institutions de référence, ainsi que la mobilité des étudiants, des apprentis et des jeunes professionnels entre la France et l’Allemagne. Soutient également la chaîne franco-allemande Arte ;

Point 9. Invite les gouvernements à mettre en œuvre résolument un statut franco-allemand du stagiaire, auquel s’appliquerait le régime classique de protection juridique, à développer des centres de formation professionnelle franco-allemands, à renforcer les possibilités existantes en matière de formation et de formation continue, y compris en matière d’échanges d’apprentis, et à faciliter la coopération franco-allemande dans l’enseignement supérieur, en harmonisant le statut des enseignants afin de faciliter la mobilité entre établissements des deux pays. Les deux pays s’engagent à développer dans les trois prochaines années des projets d’universités européennes. En Allemagne, le gouvernement fédéral engage à cette fin à une consultation étroite avec les Länder compétents en matière d’enseignement.

Les vœux de Danièle Noël

Madame, Monsieur,
Chers amis,

Au seuil de cette année nouvelle, je tiens, au nom des membres du bureau MoDem 54, vous présenter nos meilleurs vœux pour que 2018 vous apporte, ainsi qu’à ceux qui vous sont chers, bonheur, santé, amour, et sérénité.

L’année politique qui vient de s’achever nous a démontré une chose : qu’à l’impossible nul n’est tenu.

En effet, ce qui paraissait impossible il y a quelques mois encore, notre projet, celui de rassembler des hommes et des femmes venant d’horizons différents pour construire l’avenir de notre pays, s’est enfin réalisé.

Tout cela n’aurait sans aucun doute pu se faire sans la décision de François Bayrou, qui, en homme d’État responsable et conscient de la situation de notre pays, du danger de la montée des extrêmes, a offert son appui au candidat Emmanuel Macron.

C’est bien en ce jour où François Bayrou lui a tendu la main qu’ Emmanuel Macron a gagné sa qualification pour le second tour de l’élection présidentielle, et la victoire qui en a résulté. Cela a provoqué l’effondrement de l’extrême droite. Chacun garde en mémoire le débat de l’entre-deux tours qui a démontré aux Français l’incapacité de Marine Le Pen de gouverner la France.

Ce constat donne la mesure de la révolution à la fois culturelle et sociale qui vient de se produire dans notre pays.

2017 aura été l’année d’un renouveau politique, d’un élan porteur d’espoir.
Cet élan, il nous faut maintenant le transformer, concrètement.

C’est pour cela qu’inlassablement nous allons continuer à rassembler les Français autour du projet de la majorité présidentielle. Nul n’a le droit à l’erreur ; elle serait fatale.

2018 devra être l’année des confirmations et de l’ouverture de grands projets, parmi lesquels : le projet social que François Bayrou a clairement appelé de ces vœux lors de notre dernier Congrès, la relance économique, la lutte pour le développement durable et celui de la renaissance des valeurs en Europe.
Il nous faut poursuivre la construction de ces projets.

Les défis qui nous attendent sont à la fois immenses et passionnants.

Car ne nous y trompons pas, le « vieux monde « , comme certains aiment à l’appeler, est coriace.

Il est toujours présent. Il n’attend que nos  faux pas pour ressurgir et plonger la France vers le bas, vers les divisions mortifères. Ce n’est pas la gauche -il n’y a pas, aujourd’hui, d’alternative à gauche- ce n’est pas l’extrême droite, mais la droite extrême qui, après avoir dévoré et recyclé l’électorat Front National, en prendrait l’avantage.
De cela, nous ne voulons pas.

Nous, militants progressistes de la cause humaniste, avons toujours les mêmes ambitions: celles de rassembler et d’unifier, celles de lutter pour des projets, d’où qu’ils viennent, pour peu qu’ils tiennent la promesse d’un monde meilleur et plus solidaire.

Je sais, grâce à vous, que nous avons en nous la force de les réaliser et je compte sur vous.
Je souhaite donc que cette nouvelle année politique soit riche de découvertes, d’avancées sociétales et d’engagements réussis.

Pour conclure, j’emprunterai à Nelson Mandela cette citation: « Que vos choix reflètent vos espoirs et non vos peurs » pour vous souhaiter, une fois encore, une
bonne et heureuse année à tous !

Danièle NOËL
Présidente MoDem 54

Et les membres du Bureau MoDem 54