Ce 1er juin 2017, le président américain a annoncé le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris.

Le 12 décembre 2015 , l’Accord de Paris apparait comme une grande date pour la planète. C’est un accord sans précédent sur le réchauffement climatique qui est officiellement adopté par 195 pays au terme de deux semaines de discussions.

Il fixe un engagement international à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C d’ici à 2050.

Pour le 45e président des États-Unis, le changement climatique est une vaste farce. Il ne croit pas au changement climatique; à l’image de quelques-uns qui ne croyaient pas en leur temps que des hommes avaient pu poser un pied sur la lune.

Il l’a dit et répété :

« La propreté de l’air est un problème pressant. On veut un air et une eau propres. C’est très important pour moi, et j’ai gagné des prix environnementaux. Mais je ne crois pas au changement climatique. On a appelé ça le réchauffement de la planète, le changement climatique, maintenant ils appellent ça une météo extrême, c’est nouveau, car la météo semble être un peu plus extrême. C’est juste la météo. Ça a toujours été comme ça, le temps change, il y a des tempêtes, de la pluie, et des belles journées. Mais je ne pense pas qu’on doive mettre les gens de notre pays en danger. « 

« Le changement climatique est un concept créé par et pour les Chinois pour porter atteinte à la compétitivité des entreprises américaines. »

Il a flatté ainsi une partie de son électorat qui se complaît à polluer à tout va ainsi que les conservateurs qui se sont montrés très opposés à des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et à l’agenda environnemental de Barack Obama.

Les réactions de colère ou déception fusent de toutes parts aujourd’hui suite à la décision du président des États-Unis.

Il m’apparaît que pester contre un homme qui se complaît dans « une marque de fabrique » n’aura que pour effet de le renforcer dans sa démarche.

L’outrance est son jeu politique, il fait fi de toute précaution et ne s’embarrasse guère de ce que le reste du Monde peut penser, de l’Union européenne encore moins.

Sa posture reste pour l’essentiel une politique de démolition ; celle de défaire, à grands coups d’éclat, d’outrance de tweets et de « pousse-toi de là que je m’y mette », tout ce que Barack Obama a construit.

Aussi dangereuse que puisse être sa méthode, elle est diablement « porteuse ».

La déplorer, la fustiger, la condamner ne suffiront pas.

À l’instar du président de la République, Emmanuel Macron, il nous appartient, face à une telle décision suicidaire pour l’environnement, de ne rien lâcher des objectifs de l’Accord de Paris, de poursuivre ces engagements et d’appeler à lutter contre vents et marées pour une politique raisonnée.

And « Make our planet great again »

Nous sommes à l’aube de mille et un défis alors que le cours de l’histoire se voit transformé par le Brexit , l’élection de Donald Trump et celle d’Emmanuel Macron.

Il est urgent que face à une telle situation, l’Union européenne fasse bloc et s’exprime d’une seule voix, ferme et déterminée.

Pour reprendre le message d’espoir qu’ a lancé dans son dernier ouvrage l’ancien premier ministre italien , Enrico Letta, il nous faut agir avec rapidité et efficacité pour sortir de cette tempête qui menace notre continent:

« Contre vents et marées »

Danièle Noël
Présidente MoDem 54

Vendredi 2 juin 2017