#COMMPRESSE : Le MoDem 54 s’oppose au projet de carrières à Audun-Le-Tiche | MoDem 54

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le MoDem 54 s’oppose au projet de carrières à Audun-Le-Tiche

 

Le projet de carrières se situe à quelques centaines de mètres seulement des habitations

Rien n’est décidément simple dans le projet de carrière de calcaire à Audun-Le-Tiche.

Depuis 2014, date de la conduite d’une enquête préalable au projet d’exploitation d’une carrière de matériaux calcaires et de mise en service d’une installation de traitement sur le territoire de la commune d’Audun-le-Tiche, par le Préfet de la Région Lorraine, ce projet porté par la société Carrières de l’Est (Cogesud) provoque des dissensions, non seulement à l’intérieur même des huit communes avoisinantes, jouxtant deux départements, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle, mais aussi, au sein même du groupement européen de coopération territoriale (GECT) qui compte quatre communes luxembourgeoises.

Pour mémoire, en décembre 2015, suite aux résultats de l’enquête publique, et aux risques de troubles à l’ordre public, le préfet, a refusé de délivrer à la société l’autorisation d’exploitation.
En octobre 2017, le tribunal administratif de Strasbourg, saisi par la société Cogesud qui soutenait que la décision avait été prise au terme d’une procédure irrégulière, a rendu son jugement par lequel Il annulait l’arrêté préfectoral du 7 décembre 2015; ce jugement a été notifié au ministre de la transition écologique et solidaire.
En décembre 2017, le préfet de Moselle s’est vu donc dans l’obligation de prendre un arrêté fondé sur la stricte application du code de l’environnement en se contentant de fixer à la société Cogesud les prescriptions techniques nécessaires à l’exploitation.

Le projet vivement contesté par la population revoit donc le jour.

En quatre ans d’enquête, de recours administratif, le projet reste le même; les craintes qu’il engendre également.
Ces craintes sont fondées, sachant que le site d’exploitation choisi est situé au-dessus de galeries minières inexploitées depuis 1997, classées, pour certaines, en forte probabilité d’affaissement.

Elles font état:

  • des conséquences que pourraient avoir sur les habitants les tirs explosifs à répétition, 2 à 3 fois par semaine, pendant trente ans, dans un secteur déjà truffé de mines. Certaines habitations ne se trouvent qu’à quelques centaines de mètres du site prévu.
  • des risques environnementaux, de pollution des eaux de ruissellement, de destruction de l’écosystème, de destruction d’espèces protégées et de leur habitat, des menaces d’ effondrement de terrain…
  • des incidences catastrophiques sur la mobilité de la population en cette zone transfrontalière particulièrement engorgée aux points d’accès vers Esch Belval.

Sur la route départementale RD16 se croisent déjà quelques 17 000 automobilistes deux fois par jour auxquels il faudrait ajouter les 45 à 65 rotations quotidiennes de poids lourds prévues dans l’exploitation de la mine! 

La détérioration de la qualité de vie dans ce bassin lorrain est une évidence face aux contraintes et aux risques engendrés par ce projet.
Il va à l’encontre de toutes les mesures qui pourraient être prises pour redonner vie au Pays-Haut.
Pire encore, ce projet conduit au risque d’un abandon définitif d’un secteur qui fut jadis notre fierté.

La qualité de vie a un coût : celui de faire les bons choix dans l’intérêt de nos concitoyens et non pas celui de miser sur une rentrée d’argent substantielle pour un temps, et pour une seule commune. 

Il est des décisions qui engagent l’avenir de façon irréversible.

C’est pourquoi le Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54), ses membres et ses élus, entendent bien défendre les intérêts des habitants du Pays-Haut en marquant leur ferme opposition au projet de carrières d’Audun-Le-Tiche. 

C’est par la voix de Jean-Marc Mouton, référent de territoire et de Sonia Sadoune, vice-présidente de notre Mouvement, très engagée dans le Pays-Haut, que le MoDem 54 affirme tout son soutien au collectif apolitique qui s’est créé pour défendre ce territoire.

Par ailleurs, le MoDem 54, alerte sur la création d’une zone d’aménagement différée (ZAD) qui ne pourra pas être la solution pérenne pour résoudre ce problème qui dépasse largement les frontières naturelles de notre territoire. Elle risque bien au contraire de troubler l’ordre public, d’envenimer les nécessaires débats et dialogues qui s’imposent entre les habitants et les élus locaux, régionaux, frontaliers, voire nationaux.

A l’heure où la Région Grand Est élabore le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement durable et d’égalité des Territoires (SRADETT), où la Grande Région, par le biais de sa présidence luxembourgeoise, met l’accent sur la participation citoyenne, il est urgent de remettre sereinement ce dossier à l’étude.

L’environnement n’est pas un effet de mode; sa qualité dépend de nos choix.

Danièle Noël
Présidente MoDem 54