par Danièle Noël,
présidente de la fédération 54 du Mouvement Démocrate.

Prétendre augmenter le nombre d’enseignants ne suffit pas.

Chaque jour je mesure avec désolation l’état dans lequel le système scolaire a été amené.
Une nation comme la nôtre ne peut pas se permettre de voir son système éducatif péricliter et doit se ressaisir pour renouer avec une éducation à la hauteur, qui, dès la petite enfance, se donne les moyens de faire assimiler les bases du savoir à tous. Il est urgent de rappeler que les difficultés du collège naissent dès l’école primaire.
La réforme du Collège engagée par le Gouvernement ne répond pas aux exigences actuelles et ne construira pas à l’école de demain Prétendre, comme cela est fait aujourd’hui,  augmenter le nombre d’enseignants ne suffit pas.
Au lieu d’être  dans  la  « réformite »  perpétuelle,  il  nous faut  un  plan  de  progrès  continu,  inscrit  dans  le  long  terme  pour  vraiment  changer  les  choses. Il  faut  cesser  d’aller  de  fausses  réformes  en  fausses  réformes  qui  ne  changent  rien  sur  le  fond  mais  déstabilisent  perpétuellement  l’Éducation  nationale  et  en  même  temps  le  moral,  la  confiance  professionnelle  des  enseignants  et  des  parents.  C’est  de  la  fausse  monnaie  et  il  faut  que  cette  fausse  monnaie  soit  écartée. Partant des chiffres inquiétants qui montrent que 20% des élèves qui entrent en classe de sixième ne maîtrisent pas les fondamentaux ( lire, écrire, compter ), il nous faut  d’abord  les  bases  et  les  bases  d’abord.
Il  n’est  aucune  chance  de  réussite  pour  un  élève  qui  n’a  pas  la  maîtrise  des  fondamentaux.  La maîtrise de la  langue  française notamment, de  l’écrit  que  l’on  dit  «  actif  et  passif  » ; c’est  un  bagage  pour  la  vie. Le  collège  doit  être  diversifié.  Ce  bagage  de  connaissances  et  de  méthodes  ne  peut  être  apporté  dans  l’uniformité. La diversification pédagogique doit être appliquée ; les enseignants s’y prêtent déjà. Mais force est de constater que les EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires) proposés par l’actuel gouvernement qui laisse à penser qu’ils seront  la solution et la panacée, ne sont que poudre au yeux, tant ils seront impossibles à mettre en place de façon efficiente. Quant à  l’enseignement  professionnel  qui semble être le grand oublié de cette réforme de l’Éducation nationale , il doit être pensé en  termes  de  vocation et  non d’élimination.
L’apprentissage des langues y aura une part déterminante pour la jeune génération qui s’ouvre sur nos partenaires européens et devra s’adapter à une mobilité géographique, faute d’être mise « hors jeu ». Cet apprentissage des langues se doit d’être plurilingue; il doit s’initier au plus tôt afin de permettre toutes les orientations possibles et surtout ne pas mettre en danger l’existence des classes bilangues et des sections européennes !

 

pouruncollegedelexigence.fr

 

C’est pourquoi j’adhère totalement à la tribune co-signée par François Bayrou, Jean-Pierre Chevènement, Luc Ferry, Pascal Bruckner, Jacques Julliard et Michel Onfray appelant à un Collège de l’exigence. Je vous invite à prendre connaissance de cette tribune et à signer la pétition afférente à cette tribune en cliquant ‘image ci-dessus.

Je vous remercie.

Le 10/06/2015