VRAC D’IDEES

Quelques clés pour lutter contre le chômage

réflexions de Michel Perrut (mperrut@free.fr)

La France continue de souffrir d’un chômage de masse malgré la (timide) reprise de l’activité. Fatalité ? Plutôt renoncements devant les corporatismes et les conservatismes….Jusqu’à ce que la marmite explose ?  Pourtant, de nombreux rapports et analyses affirment que des clés existent pour réduire le chômage ! Essayons de rappeler brièvement quelques voies possibles.

Formation

La formation est l’outil fondamental sans lequel aucune réduction durable et significative du chômage n’est envisageable, particulièrement celui qui atteint les jeunes et les chômeurs de longue durée. Il est important de rappeler que sans les bases acquises en primaire et au collège, de nombreux chômeurs sont complètement démunis pour trouver une formation spécialisée conduisant à l’emploi.

Il n’est pas admissible que le primaire et le collège génèrent autant de jeunes qui savent à peine lire et écrire, sur la base de programmes parfois délirants plus destinés aux enfants déjà favorisés qu’à la masse de ceux qui n’ont pas la chance de trouver un soutien familial suffisant. De plus, la réticence – idéologique – des enseignants et de leurs syndicats vis-à-vis de l’apprentissage aggrave encore la situation en éloignant de nombreux élèves de formations mieux adaptées à leurs moyens et à leurs domaines d’intérêt. Enfin, faut-il encore et toujours maintenir l’illusion selon laquelle l’éducation doit permettre à tous et sans effort d’accéder au moins au bac, diplôme aujourd’hui totalement dévalorisé et faux-passeport pour les formations universitaires ?

Il est donc impératif de rendre plus efficace tous les systèmes de formation, et en premier lieu les formations initiales de base. Tout notre enseignement, aujourd’hui fondé autour d’UNE voie « royale » réservée à une élite sociale avec réorientation par l’échec vers les formations dites « secondaires », doit offrir au contraire des voies multiples avec réhabilitation de l’apprentissage et des formations en alternance. Et la formation professionnelle doit être profondément réformée pour remplacer les formations-parking, les stages-bidons par une véritable formation adaptée aux besoins des entreprises avec un soutien réel aux demandeurs d’emploi. 

Innovation

Chaque jour, on entend qu’une usine ferme et rarement qu’une usine ouvre… comme si la fatalité s’était abattue sur l’industrie française du fait d’une compétitivité décadente. La fausse réponse, affirmant que le coût du travail en est la cause unique, est trompeuse, car d’autres pays, à coût du travail comparable ont une industrie conquérante.   Or l’industrie – bien mal aimée en France – est pourtant la source principale de création de richesse avec une productivité très élevée en comparaison de celle les activités de services. Le véritable problème qui mine l’industrie française est lié à l’insuffisance de l’innovation et de l’investissement productif qui en résulte, qui permettraient de positionner l’activité vers des produits à plus haute valeur ajoutée et mieux adaptés aux souhaits des consommateurs. On observe que la traduction des résultats de Recherche-Développement en activités productives est beaucoup plus difficile en France que dans les autres pays industrialisés, en particulier du fait de l’insuffisance de capital-risque dont la rémunération  est souvent mal comprise avec une fiscalité complexe et décourageante (malgré les aménagements des réformes initialement désastreuses opérées en début de quinquennat).

L’effort global de Recherche-Développement (R&D) doit certes être augmenté – il est déjà conséquent bien qu’insuffisamment opéré dans les entreprises – mais surtout mieux orienté vers les besoins de l’industrie et le financement réel de l’innovation. La fiscalité doit être revue pour fortement inciter le véritable capital-risque (et non les rentes) et la pérennisation des crédits d’impôt Recherche et Innovation doit être affichée.

Régulation des échanges internationaux

L’Union Européenne, de par son hétérogénéité d’intérêts et de moyens, est aujourd’hui une véritable passoire pour les importations de produits, ruinant des pans entiers de nos industries avec, en plus, un dumping fiscal et social au sein même de l’Union. Il faut affirmer haut et fort que le chômage ne pourra être jugulé en France sans une régulation effective des échanges internationaux et des pratiques fiscales, sociales et environnementales au sein même de l’Union Européenne (dont particulièrement les règles relatives aux travailleurs détachés venant des pays de l’Est, souvent employés au mépris du Code du Travail). De plus, l’application de certaines règles de l’Organisation Mondiale du Commerce qui vont rendre impossible la mise en place de pénalités anti-dumping sur les produits chinois doivent être vigoureusement combattues et les négociations du Traité Transatlantique (TAFTA) devraient être suivies avec la plus grande vigilance. La naïveté ou plutôt la complicité des autorités européennes dans ce domaine est inacceptable.

La France doit tout faire pour que les règles fiscales, sociales et environnementales convergent au sein de l’Union Européenne. Elle doit également agir pour que le commerce international ne soit pas fondé sur les règles ultralibérales incompatibles avec notre modèle social, qui ruinent des pans entiers de notre industrie et détruisent notre agriculture. 

Freins à l’embauche

Mais il faut aussi avoir le courage de souligner les propres responsabilités de la France dans la montée du chômage. Les freins à l’embauche sont en effet nombreux, fondés sur des corporatismes et des conservatismes d’un autre âge où le pays, bien protégé par ses barrières douanières, pouvait décider seul des règles sociales de l’Etat-Providence. Les temps ont changé même si la plupart des syndicats et les partis de gauche s’arcboutent dans le déni, refusant de voir une situation qu’ils refusent de comprendre et font ainsi le choix d’un chômage de masse pour préserver leurs « totems » d’un autre temps. Il est temps de réhabiliter le travail !

Il est impératif de rassurer les chefs d’entreprise – surtout ceux des TPE/PME qui sont en fait les seuls à réaliser des embauches – devant une législation tellement complexe qu’elle en est devenue incompréhensible et face à une administration tatillonne et tentaculaire. Comment voulez-vous embaucher en CDI si la séparation induit des poursuites et des coûts incontrôlables en cas de baisse d’activité ? Alors 80% des embauches sont en CDD, ce qui, à mes yeux, est intolérable tant pour les salariés (précarité) que pour l’entreprise (formation perdue, savoir-faire non transmis, motivation incertaine). Comment une TPE peut-elle créer un premier emploi si, immédiatement, un déferlement administratif accable l’artisan comme c’est le cas aujourd’hui ?

La réforme du Code du Travail et la simplification des procédures administratives sont impératives pour faire que les chefs d’entreprise ne soient plus paralysés, sans pour autant que les salariés ne soient privés de droits légitimes en cas de licenciement (en particulier le droit à la formation pour retrouver au plus vite un emploi doit être renforcé).  De nombreuses mesures présentées dans la loi sur le Travail aujourd’hui en discussion vont dans le bon sens, mais qu’en restera-t-il à la fin des discussions et affrontements ? 

Un revenu de base en France : utopie ou réalité ?

Il y a près d’une dizaine d’années, Jacques Berthillier, membre et cofondateur avec Yoland Bresson de l’Association pour l’Instauration d’un Revenu d’Existence (AIRE) venait expliquer à Nancy devant les adhérents du Mouvement Démocrate de Meurthe-et-Moselle (MoDem 54) ce qu’était le revenu de base.

Présenté -selon sa définition- comme étant un “droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement”, Jacques Berthillier avait fait naître la curiosité, la défiance, le questionnement, intéressé ou dubitatif , parmi le public présent. Certains d’entre nous, initiateurs de ce débat (ils se reconnaitront) en sont restés de fervents défenseurs.
Un revenu versé à tous, sans condition, sans contrepartie ? La belle affaire ! L’idée n’est pourtant pas nouvelle.
Nous la retrouvons dès 1792 lorsque le philosophe Thomas Paine du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale s’exclamait:
“ Sans revenu, point de citoyen.”
“La Démocratie ne peut réellement fonctionner que si les citoyens qui la composent sont économiquement libres et disponibles pour la faire vivre.”
Depuis des siècles, cette idée demeure dans le tiroir des belles utopies ; souvent reléguée au ban du “c’est une belle idée qui ne pourra exister que dans une société apaisée.”
Nous ne vivons pas une société apaisée, c’est un fait. Les défenseurs du revenu de base affirment pourtant que cette mesure permettrait de faire naître -en partie- une société apaisée.
Le serpent se mord la queue…
D’aucuns prétendent que « c’est une idée de gauche ». C’est inexact. Le Revenu de base fait peur à la Gauche et il a valu un échec cuisant à Dominique de Villepin qui s’y était frotté en 2011.
Néanmoins, ce qu’il y a de bien avec les utopies, c’est qu’elles perdurent, contre vents et marées et continuent à alimenter les débats.
Elles finissent par toucher du doigt la réalité.
Aujourd’hui, le sujet revient d’actualité même si beaucoup doutent encore de son efficacité.
Pourquoi ? D’une part, parce qu’une prise de conscience collective s’attache à défendre l’idée selon laquelle il est urgent de « faire société ».
D’autre part, parce que des pays s’y essaient, sous diverses appellations; revenu de base, allocation universelle ou encore revenu inconditionnel d’existence… C’est un nouveau pacte social qui voit le jour pour lutter contre la pauvreté.
Quelques exemples :
En Finlande, le gouvernement de centre droit du Premier ministre Juha Sipilä en avait fait sa promesse de campagne et s’engagerait à mettre en place le revenu de base en 2017.
En Espagne, Podemos (parti politique de gauche radicale) l’inscrit dans son programme.
Au Pays Bas, vingt villes mènent également des expérimentations semblables. La ville d’Utrecht (300.000 habitants, 4e ville du pays) va expérimenter le “revenu de base inconditionnel” avec un groupe de 300 citoyens au chômage et bénéficiaires des minima sociaux à partir de ce mois de janvier.
En Suisse, malgré les réticences du parlement, un référendum national sera organisé en juin 2016.
Qu’en est-il en France ?
En France, le dossier “Revenu d’existence” est arrivé sur le bureau d’Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. La mise en place d’un revenu universel a été préconisée par un rapport du Conseil national du numérique parmi les 20 propositions émises le 6 janvier.
Il est à l’étude.
Le 7 janvier 2016 , Delphine Batho a soumis un amendement demandant au Gouvernement de “présenter un rapport au parlement comprenant une étude de faisabilité macro-économique, une étude d’impact comparative des différentes approches de cette proposition ainsi qu’une analyse des expérimentations en cours, internationales et locales, d’un tel revenu de base.”
Et demain ?
C’est finalement assez caractéristique de la mutation d’une société me semble-t-il que, née après la Révolution française, l’idée du revenu du base renait très sérieusement en France grâce à la Révolution numérique.
C’est bien l’idée du projet de loi pour une République numérique qui peut permettre d’engager un véritable travail d’expertise et de réflexion que certains appellent déjà de leurs vœux comme devenant “un numérique humaniste”.
Se fondant sur les expériences menées ici ou là, sur l’observation de notre société actuelle, sur son évolution, sociale, économique, numérique, sur les crises passées et celles que nous aurons à pallier, il devient essentiel aujourd’hui de se donner les moyens d’évaluer la question de la faisabilité de l’application d’un revenu de base en France.
Avant de jeter l’eau du bain et le bébé avec, de remettre une fois encore le sujet aux oubliettes, il est de notre responsabilité de se demander si ce projet est réalisable.
C’est ce que j’attends aujourd’hui du gouvernement et de nos dirigeants politiques.
Cette question, nous aurons à y répondre demain.
Danièle NOËL
Présidente MoDem 54
Sources :

Fractures sociales, Fractures humaines

Fadila

Fadila Mehal

Aux Universités de rentrée du Mouvement Démocrate(MoDem), qui se sont tenues en septembre 2015 à Guidel, Fadila Mehal vice-présidente du MoDem, présidente fondatrice des « Marianne de la Diversité » a animé un atelier sur le thème des fractures sociales et humaines et sur la question de la réconciliation des Français avec la République.

C’est un sujet de société qui mérite que l’on s’y attarde avec réflexion, sagesse et discernement.

Le débat est tellement actuel et vaste que l’heure et demi qui lui était attribuée n’a permis que d’effleurer la question.

Sous l’impulsion de Fadila Méhal, il en est tout de même ressorti des pistes intéressantes sur lesquelles nous revenons ici.

Ce qui va suivre n’est pas un résumé de l’atelier mais plus une réflexion issue de l’atelier et des discussions menées avec certains participants.

Le constat de la fracture est maintenant suffisamment discuté et commenté pour être devenu un lieu commun du discours politique; ce discours, quand on en vient à rechercher les moyens de dépasser ces fractures, revenant à un simple : « faites-moi confiance, je suis différent des autres ».

Promesses qui tombent dans l’oreille d’un sourd…

Depuis maintenant près de vingt ans, le changement va plutôt dans le sens de l’aggravation. Aggravation mesurée lorsque l’on parle des inégalités de revenus et fortement ressentie à travers les paroles entendues de toutes parts, par les médias, les réseaux sociaux voire à travers les actes de violences.

Il est étrange de noter d’ailleurs que, de la part des Présidents de la République française, la façon d’aborder la question a singulièrement évolué, sémantiquement parlant. La réponse consiste à utiliser, dans leurs discours, systématiquement des fautes de français afin de « faire peuple » et procède à une sorte de simplification du réel ; les communicants, comme le médecin de Molière, ne pouvant offrir aux maux divers de la société que les même mots.

Car quand on parle de fractures, on parle d’abord de divorce entre les citoyens et la politique. Et on en vient inéluctablement à parler aussi bien de fractures générationnelles, que territoriales, que culturelles voir cultuelles.

Il ne suffit pas de jouer sur l’identification d’un dirigeant à une population car c’est alors mettre directement à l’écart la part de population qui n’est pas identifiée au dirigeant. Nous savons par notre histoire, et nous constatons à travers le monde, où mènent ces mises à l’écart.

L’idée qui a fondé notre République est l’unicité du peuple, pas l’unicité des individus.

C’est la dimension d’égalité de notre devise. Cette notion a d’ailleurs était encadré par la liberté pour éviter l’enfermement de l’individu dans une masse étouffante et par la fraternité nécessaire à l’unité dans la différence des individus.

Finalement, la question du dépassement de ces fractures revient à retrouver un langage commun. Et, pour être fidèle à notre histoire, cette langue rigoureuse qui a fondé cette conscience d’une France qui dépasse ses frontières physiques.

En un temps de résurgences des langues régionales et de la confrontation mondiale des cultures, la tentation est forte de voir là un combat d’arrière-garde perdu d’avance. Il faut au contraire penser la langue comme étant la base du pacte républicain. Pas de pacte sans parole donnée, pas de parole donnée sans langage commun.

L’imposition d’une langue unique, si castratrice soit-elle, n’a pas empêché le maintien de langues régionales ni la conscience de particularismes religieux et culturels. Elle a par contre permis de sortir de l’enfermement dans une destinée et un groupe déterminé. On peut parler et transmettre parfaitement bien le français, et en même temps parler et transmettre parfaitement bien les langues qui sont les langues de notre patrimoine culturel !

Une fois cette base acquise, il existe un débat évité jusqu’à présent sur le contenu exact du pacte républicain. Si l’accès à l’éducation et la connaissance ne fait pas vraiment débat, les habitudes alimentaires en font elles parties ?

C’est là un débat à mener non pas pour exclure telle ou telle partie de la population mais au contraire pour définir précisément ce qui est notre base commune.

Olivier Anthore,

Danièle Noël, présidente MoDem 54

Sonia Sadoune, vice-présidente MoDem 54

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POUR UN COLLÈGE DE L’EXIGENCE

  Professeurs, écrivains, anciens ministres de l’Education Nationale, citoyens d’options politiques et personnelles différentes, nous sommes engagés pour défendre et servir l’école républicaine. Nous décidons de nous exprimer ensemble contre la régression qu’engage la réforme annoncée du collège.   Tous les élèves ont besoin d’une Ecole forte et structurée pour réussir. Ecole forte, parce qu’elle affirme sa mission de transmettre des connaissances et des valeurs. Ecole structurée, parce qu’elle donne toute sa place aux savoirs disciplinaires. Nous n’acceptons pas l’affaiblissement des disciplines au profit d’une interdisciplinarité floue, sans contenu défini, dont les thèmes sont choisis selon la mode et l’air du temps, imposés autoritairement et uniformément par le ministère, conduisant au « zapping » pédagogique. L’échange entre disciplines est fécond et mérite mieux que ces faux-semblants. Nous n’acceptons pas que l’égalité des chances soit confondue avec l’égalitarisme niveleur et se résume à la suppression de tout parcours d’excellence. Les victimes de ce renoncement, ce seront d’abord les enfants de milieux populaires ou défavorisés pour qui l’école est le seul recours, car ils ne peuvent avoir accès aux cours privés et aux leçons particulières de leurs camarades plus favorisés. Fidèles à la maxime de Paul Langevin fixant en 1945 la mission de l’Ecole républicaine : « la promotion de tous et la sélection des meilleurs », nous défendons la notion d’élitisme républicain pour que chacun puisse aller au bout de ses capacités.  

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  Quatre éléments sont pour nous fondamentaux :   1.          Nous affirmons que la plus efficace des réformes du collège est celle de l’école primaire, puisque les difficultés du collège naissent à l’école primaire. 2.          Nous défendons les langues vivantes. Nous n’acceptons pas que les classes européennes, bi-langues, internationales, soient rayées de la carte. Ces classes relèvent d’une pédagogie particulière. On les supprime, on ne les remplace pas. Prétendre imposer précocement deux langues vivantes à tous les élèves, quand une large partie d’entre eux peine à maîtriser le français et la première langue, est un leurre. 3.          Nous affirmons la légitimité des langues anciennes. Nous n’acceptons pas que le latin et le grec, qui ont fait le socle de la culture et de la pensée françaises, qui forment les racines de notre langue comme de la langue scientifique mondiale, disparaissent en tant qu’options offertes dans tous établissements, dotées d’un horaire garanti. 4.          Nous défendons des programmes clairs et compréhensibles par tous, loin des jargons indécents. Les programmes doivent partir de notions solides et fixer des objectifs clairs et atteignables. Le programme d’histoire en particulier doit proposer des repères chronologiques et ne peut réduire à de seuls traits négatifs ou facultatifs la civilisation européenne et l’héritage des Lumières.  

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Sur des sujets aussi graves, aucun gouvernement n’a la légitimité de décider sans débat. Les citoyens sont en droit de l’obtenir et d’y participer. Nous signons et appelons à signer cet appel pour obtenir le retrait du décret de « réforme » du collège. Nous demandons que ce décret soit refondu après les consultations et le débat républicain qui s’imposent.   François Bayrou, Jean-Pierre Chevènement, Luc Ferry Pascal Bruckner, Jacques Julliard, Michel Onfray

INSTRUIRE

Assises de l'Education nationale et réforme du collège : poudre aux yeux et incohérence

Le gouvernement se penche activement sur notre système scolaire. D’une part, au travers des Assises de l’Éducation nationale et, d’autre part, en portant une nouvelle réforme du collège. Les Assises de l’Éducation nationale, si elles vous ont échappé, sont un grand moment de débat sur notre territoire. Elles se déroulent depuis le 16 février et jusqu’au 24 avril, pour être nationalement conclues mi-mai. Ces Assises ont pour objectif de mutualiser les analyses, expériences et propositions pour compléter et assurer la mise en œuvre des premières mesures annoncées par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale. Lire l’article

SANTE

Devons-nous renoncer à notre système de soins ?

Un des volets de l’action politique doit être consacré à l’accès aux soins des habitants de notre pays. Sûrement pas à n’importe quel prix, mais surtout en le rendant de qualité et en s’assurant de son efficience. Le signal entendu actuellement avec le préavis de grève des médecins généralistes, de SOS Médecins et celui des médecins urgentistes ne doit pas nous laisser indifférents.

ENERGIES

Transition énergétique et politique énergétique de la France

Il est beaucoup question à l’heure actuelle de « transition énergétique ». Sous ce vocable tout le monde ne met pas la même chose. Pour certains, il fait penser à la baisse à venir de l’approvisionnement en pétrole puis en gaz. Pour d’autres , on désigne ainsi le remplacement souhaité d’une partie du nucléaire par autre chose…..

ECONOMIE

50 propositions pour relancer la France et l'Europe :

Notre éthique politique est fondée sur notre volonté de privilégier l’intérêt collectif face aux intérêts particuliers afin de permettre à chacune et à chacun de construire sa vie dans un pays apaisé et convivial tourné vers l’avenir tout en restant solidement attaché à ses traditions culturelles qui fondent notre Nation.